
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Numenius arquata
- Famille
- Scolopacidae
- Taille
- 50 à 60 cm
- Envergure
- 80 à 100 cm
- Poids
- 575 à 950 g
Les signes à observer
Son plumage est surtout brun grisâtre, avec un dos blanc et des pattes gris bleuté. Son bec courbé mesure environ 10 à 15 cm et il est plus long chez la femelle adulte. En vol, un dessin blanc en V est visible sur le bas de son dos. Son cri sonore et prolongé, qui évoque un « courli-i », lui a donné son nom.
Des prairies au littoral
En France, les oiseaux nicheurs occupent surtout les prairies, tandis que la population atlantique se reproduit dans les landes et les tourbières. En hiver, les courlis fréquentent de préférence les baies et les estuaires. Ils peuvent aussi chercher leur nourriture dans les cultures et les pâtures, ou sur la partie haute de l’estran. En France, il niche en petits effectifs, principalement dans l’Ouest, le Centre Ouest et du Rhône à l’Alsace en passant par la Champagne.
Un menu qui varie selon le milieu
Pendant la reproduction, il consomme des insectes, des larves, des vers et de petits mollusques, prélevés sur la végétation, au sol ou à quelques centimètres de profondeur. Des végétaux et des fruits viennent compléter son alimentation. Sur les vasières littorales, hors nidification, il se nourrit notamment de vers, de bivalves et de crabes. Vous retiendrez que le Courlis cendré sonde la vase meuble avec son bec pour trouver de petits invertébrés et saisit aussi de petits crabes et des vers de terre en surface lorsque l’occasion se présente.
Une famille installée au sol
Le Courlis cendré atteint sa maturité sexuelle à deux ans. L’espèce est monogame et les deux parents participent aux soins des petits. Le mâle construit seul le nid dans un creux peu profond, au sol parmi les herbes. Les jeunes prennent leur envol et deviennent indépendants au bout de 32 à 38 jours.
Des populations à surveiller
À l’échelle mondiale, l’UICN classe le Courlis cendré dans la catégorie « quasi menacé ». La liste rouge nationale présentée par l’INPN lui attribue la catégorie LC, « Préoccupation mineure ». Ses populations diminuent en France et au Royaume-Uni. Le drainage et l’aménagement des terrains marécageux et des landes, ainsi que le boisement des landes, ont entraîné des diminutions locales.