
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Hirundo rustica
- Groupe
- Passereaux
- Taille
- 17 à 19 cm
- Envergure
- 32 à 34,5 cm
- Poids
- 16 à 22 g
Les détails à observer
Le dessus de son plumage est bleu sombre, avec des reflets métalliques. Une bande bleu sombre traverse sa poitrine au-dessus d’un dessous blanc crème aux reflets roux. La femelle ressemble au mâle, avec des filets de queue plus courts et un dessous plus pâle.
Des paysages ouverts aux bâtiments de ferme
Elle privilégie les milieux ouverts à végétation basse, notamment les prairies, les bocages et les jardins proches d’une source d’eau. Elle préfère les villages et surtout les fermes aux forêts denses et aux secteurs très urbanisés. Pour nicher, elle utilise généralement des bâtiments accessibles, comme les granges et les étables, ou le dessous des ponts. En France, vous pouvez l’observer d’avril à septembre, avant son départ vers l’Afrique subsaharienne.
Des insectes pris en vol
Son alimentation repose surtout sur les insectes qu’elle attrape en volant. Dans les zones de reproduction, les grosses mouches constituent 70 % de son alimentation. Elle boit sans se poser, en ouvrant le bec pendant un passage à ras de l’eau.
Un nid de boue pour élever les jeunes
Son nid forme une coupe ou une demi-coupe de boue, généralement mêlée de végétaux puis garnie de plumes. La femelle pond généralement quatre ou cinq œufs blancs, ponctués de roux et de gris. L’incubation prend entre 11 et 19 jours, puis les jeunes s’envolent vers l’âge de 20 jours. Les parents apportent régulièrement des insectes aux oisillons pendant leur séjour au nid. Elle élève souvent deux couvées dans l’année.
Un oiseau confronté au recul de ses ressources
La liste rouge nationale lui attribue la catégorie DD, qui signifie que les données sont insuffisantes. En Europe et en Asie, l’agriculture intensive réduit ses ressources en insectes par l’usage d’insecticides et le recul des haies et des prairies. En Europe occidentale, la disparition de petites fermes et la transformation de granges en bâtiments hermétiques accompagnent le déclin de l’espèce.