
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Linaria cannabina
- Groupe
- Passereaux
- Famille
- Fringillidés
- Taille
- 13,5 cm
- Envergure
- 24 cm
- Poids
- 15 à 22 g
La reconnaître au plumage et à la silhouette
Le mâle porte du rose intense sur le front et la poitrine, contrairement à la femelle, mais cette différence s’efface en hiver. Les jeunes ressemblent aux femelles, avec de fines stries sur le dessus du corps. Sa silhouette est élancée et prolongée par une longue queue. L’absence de bavette noire permet de la distinguer du Sizerin flammé.
Ses milieux et ses déplacements en France
Vous pouvez l’observer dans les cultures proches des haies, les landes broussailleuses, les vergers et les jardins. Elle niche dans la grande majorité de la France, avec des populations plus dispersées dans certains secteurs du Sud-Ouest, de la Vallée du Rhône, des Vosges et de Corse. Les populations françaises sont principalement migratrices, même si certains individus semblent rester sur le territoire et se déplacer selon les ressources alimentaires. En Bretagne, les premiers départs des oiseaux hivernants s’observent dès le début février.
Des petites graines au menu
Elle mange surtout de petites graines ramassées au sol, plus rarement prélevées sur les épis ou les plantes sèches. Elle consomme aussi des invertébrés, particulièrement pendant la reproduction. Les graines de colza peuvent occuper une place importante dans l’alimentation des jeunes.
Un nid dans les buissons
D’après l’INPN, le nid est bien dissimulé, souvent dans un jeune conifère ou un buisson épineux dense. Le petit nid assemble de très fines branchettes, des herbes sèches, des tiges et de la mousse. La ponte comprend généralement quatre à six œufs blanchâtres légèrement bleutés, marqués de noir et de brun roux. Les œufs sont couvés pendant 12 à 14 jours. Les jeunes restent au nid entre 10 et 17 jours.
Des ressources à préserver dans la campagne
Les bordures non cultivées, les fossés et les coins de champs font partie des aménagements agricoles favorables à l’espèce. Les haies basses, épaisses et épineuses, ainsi que les broussailles, lui offrent des lieux favorables à la nidification. Dans les départements français à vocation agricole, le recul des populations est relié à l’évolution du paysage rural depuis les années 1980. La disparition des haies et l’emploi inconsidéré d’herbicides contre les plantes spontanées sont particulièrement préjudiciables à la linotte.