
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Picus viridis
- Famille
- Picidae
- Taille
- 30 à 36 cm
- Envergure
- 45 à 51 cm
- Liste rouge
- Préoccupation mineure en France
Reconnaître le Pic vert
Son plumage est surtout vert, avec un croupion jaune qui ressort lorsqu’il vole. Les deux sexes portent une calotte rouge et une zone noire autour des yeux et sur les joues. Pour distinguer les sexes, vous pouvez regarder la moustache : rouge bordée de noir chez le mâle, elle est entièrement noire chez la femelle. Jusqu’à leur première mue, à la fin de l’été ou en automne, les jeunes se distinguent des adultes par leurs nombreuses taches gris clair sur le manteau, le dos, les scapulaires et les couvertures alaires, ainsi que par l’absence de masque facial noir.
Des bocages aux jardins
Il fréquente les paysages semi-ouverts, notamment les forêts claires, les bocages, les parcs et les jardins. Ses milieux de vie s’étendent du littoral à la forêt subalpine. Son aire couvre l’Europe de l’Ouest, à l’exception de l’Irlande, de la péninsule Ibérique et d’une partie du piémont pyrénéen français, puis s’étend jusqu’à la Volga en Russie.
Une langue adaptée aux fourmis
Il recherche souvent sa nourriture au sol et attrape les fourmis avec sa longue langue collante. Son menu comprend aussi des vers de terre, des larves de coléoptères, des chenilles, des guêpes et des abeilles. En hiver, il peut compléter son alimentation avec des fruits ou des graines. Certains individus ouvrent des ruches pour y consommer des abeilles et des rayons de miel, un comportement qui semble appris et localisé.
Une nichée dans une loge
Pour nicher, le Pic vert creuse une cavité appelée loge dans le tronc d’un grand arbre. Le mâle et la femelle participent au creusement, le mâle réalisant la plus grande part des gros travaux. La ponte comprend 5 à 7 œufs, que les parents couvent à tour de rôle. Les petits naissent nus et dépendants de leurs parents, puis quittent la loge après 21 à 24 jours. Après leur sortie, les jeunes sont répartis entre les parents, chacun s’occupant d’un groupe pendant une durée pouvant atteindre sept semaines.
Sa place au jardin et à la ferme
Pour chercher ses proies, il privilégie les pelouses à herbe courte, qu’elles soient pâturées ou tondues. Ses anciennes loges peuvent servir à d’autres oiseaux nichant dans des cavités, comme le Rollier d’Europe.
Les menaces qui le touchent
Les collisions avec les voitures, les vitres et les lignes électriques figurent parmi ses causes de mortalité. Lors d’hivers rigoureux, la neige peut empêcher l’accès aux fourmis et provoquer une mortalité par manque de nourriture. La perte de son habitat le menace, notamment lors d’exploitations forestières non durables et de coupes d’arbres liées à l’étalement urbain.