
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Chloris chloris
- Famille
- Fringillidés
- Taille
- 16 cm de longueur selon l’INPN
- Envergure
- Jusqu’à 27 cm selon l’INPN
- Poids
- 25 à 35 g à l’âge adulte
- Régime
- Principalement granivore
Les détails pour le reconnaître
Le Verdier d’Europe se reconnaît à sa silhouette trapue, à sa grosse tête et à son bec un peu épais de couleur corne. Le mâle a un plumage vert jaune olivâtre, avec des marques jaune vif sur les ailes et les plumes externes de sa queue fourchue. La femelle est plus sombre, moins verte et un peu plus grise que le mâle, avec des marques jaunes moins nettes. Le jeune est plus brun que l’adulte, avec des rayures sur le dos et le ventre et des ailes plus ternes.
Ses milieux et ses déplacements
Il fréquente notamment les campagnes arborées, les vergers, les jardins, les parcs urbains et les lisières forestières. Sa répartition couvre une grande partie de l’Europe, de l’Afrique du Nord et de l’Asie du Sud-Ouest.
Ce qu’il mange au jardin et aux champs
Il avale de petits cailloux qui facilitent le broyage des graines dans son gésier. Dans les zones agricoles, il consomme notamment le mouron blanc, le pissenlit, la moutarde des champs et la renouée persicaire. Parmi les cultures, il se nourrit de tournesol, de chanvre, de lin, de houblon et de céréales. Après la reproduction, les verdiers rejoignent des bandes mêlant d’autres fringilles et des bruants pour se nourrir dans les restes de cultures.
Du nid aux premiers déplacements
La femelle bâtit le nid dans une fourche de branches, au sein d’un arbre ou d’un arbuste dense. Selon l’INPN, il peut y avoir jusqu’à trois pontes par an, comptant en moyenne 4 à 6 œufs chacune. La femelle assure seule la couvaison pendant environ deux semaines. Pendant la couvaison, le mâle apporte de la nourriture à la femelle au nid. Les deux parents élèvent les oisillons et leur donnent des graines déjà décortiquées, des chenilles ou des araignées. Deux semaines après l’éclosion, les jeunes quittent le nid sans encore savoir voler et restent à proximité.
Un déclin constaté en France
Les effectifs du Verdier d’Europe diminuent en France. Les changements de pratiques agricoles, notamment la disparition d’arbres utilisés pour nicher et se nourrir, figurent parmi ses principales menaces.