
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Alauda arvensis
- Famille
- Alaudidae
- Taille
- 18 à 19 cm
- Envergure
- 35 cm
- Poids
- 30 à 50 g
La reconnaître de près
Le dessus du corps est brun, parcouru de stries brun-noirâtre, tandis que la gorge jaune porte de fines stries brun foncé. Sa petite crête peut se relever ou s’abaisser. Un sourcil blanc-jaune souligne les yeux brun foncé, au-dessus d’un bec plutôt court de couleur corne. Le dessous est crème, avec une poitrine chamois clair striée de brun-noir.
Des espaces ouverts pour vivre
Elle fréquente les prés et les champs, aussi bien en plaine qu’en altitude. Dans l’ouest de son aire de répartition, elle est surtout sédentaire, tandis que les populations orientales migrent davantage vers le sud en hiver. Même dans les régions occidentales au climat plus doux, de nombreux individus gagnent les terres basses et le littoral en hiver.
Ce qu’elle mange dans les champs
Son alimentation comprend des insectes, des larves, des vers de terre et diverses graines. Elle cherche sa nourriture à vue sur le sol, en avançant dans une posture légèrement accroupie. Elle avale les graines avec leur enveloppe, sans les décortiquer. Une étude menée au milieu de l’hiver dans deux régions de l’ouest de la France n’a trouvé aucune graine de céréale cultivée dans les gésiers examinés, presque toutes les espèces de graines identifiées provenant d’herbes considérées comme indésirables.
Un nid au sol et des jeunes vite mobiles
La femelle installe un nid ouvert dans une légère dépression du sol, à bonne distance des arbres, des buissons et des haies. Le couple reste uni pendant toute la saison de reproduction et peut se retrouver l’année suivante si les deux partenaires survivent à l’hiver. La femelle pond de deux à cinq œufs, puis les couve pendant onze jours. Nourris par les deux parents, les petits quittent le nid après huit à dix jours, alors qu’ils ne savent pas encore voler. Les alouettes des champs se reproduisent pour la première fois à l’âge d’un an.
Un chant qui porte dans le ciel
Le mâle chante en vol stationnaire à une hauteur de 50 à 100 m, où il est possible de ne distinguer qu’un point dans le ciel. Le chant sert à défendre le territoire et à entretenir les liens entre les partenaires.
Une population fragilisée par les changements agricoles
En France, une baisse des effectifs de 20 % en moins de 15 ans a conduit au passage du statut « Préoccupation mineure » à « Quasi menacée » en 2016. Les changements de pratiques agricoles réduisent son habitat, et l’utilisation massive d’insecticides, de désherbants et de fongicides rendrait aussi sa nourriture plus difficile à trouver. L’Alouette des champs dépend des champs riches en plantes messicoles non traités par des herbicides et des habitats riches en herbes sauvages, en forte régression dans ses lieux d’hivernage de l’ouest de la France depuis la révolution verte.