
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Tettigonia viridissima
- Groupe
- Insectes orthoptères ensifères
- Famille
- Tettigoniidae
- Taille du mâle
- Corps : 28-36 mm
- Taille de la femelle
- Corps : 32-42 mm
La reconnaître
Sa couleur verte est soulignée par une bande brune sur le dos. Ses antennes fines peuvent atteindre jusqu’à trois fois la longueur de son corps, tandis que celles des criquets sont courtes. La femelle possède à l’extrémité de l’abdomen un organe de ponte, l’oviscape, qui rejoint le bout des ailes. Certains individus sont entièrement jaunâtres ou présentent des pattes jaunes.
Des milieux herbacés aux jardins
Son aire de répartition s’étend de l’ouest de l’Europe à l’est de la Chine. En France, elle fréquente des milieux variés où poussent des herbes et des arbustes. Elle peut aussi se maintenir dans les jardins en milieu urbanisé. On la trouve jusqu’à 1 800 m d’altitude.
Une mangeuse d’insectes au jardin
Carnivore, elle se nourrit principalement d’insectes, dont les mouches et les pucerons. Elle consomme également des végétaux. Avant la généralisation des insecticides, elle était connue pour consommer abondamment les larves de doryphores.
Des œufs dans le sol aux adultes ailés
La femelle dépose dans le sol des groupes d’œufs entourés d’un mucus qui durcit au contact de l’air. Selon la fiche de l’INPN, les œufs passent l’hiver et l’éclosion a lieu au printemps. Le développement embryonnaire peut durer de 18 mois à 5 ans. Les jeunes ressemblent aux adultes et grandissent au fil de plusieurs mues. La mue qui conduit au stade adulte s’accompagne du développement des ailes et des organes reproducteurs.
Un recul dans les zones d’agriculture intensive
L’espèce a fortement diminué ou disparu dans les zones d’agriculture intensive, surtout dans le nord de la France. Les œufs, les larves et les adultes seraient sensibles aux insecticides présents dans l’eau, l’air, les sols ou sur les végétaux des zones d’agriculture intensive.