
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Osmia bicornis
- Groupe
- Abeilles solitaires
- Famille
- Megachilidae
- Taille
- Femelle : 10-12 mm
Les détails qui permettent de la reconnaître
Chez la femelle, les poils sont noirs sur la tête, gris-jaune sur le thorax, brun clair à roux sur les trois premiers segments du dessus de l’abdomen, puis noirs sur les derniers. Les deux cornes de la femelle sont des excroissances tronquées, beaucoup plus courtes que ses antennes, situées au-dessus des mandibules. Vous pouvez repérer le mâle à son front couvert de poils jaunâtres, à sa touffe blanche sur la face et à ses antennes plus longues et plus fines que celles de la femelle. Une brosse jaunâtre sous l’abdomen de la femelle lui sert à transporter le pollen.
Des jardins aux cavités de nidification
Elle fréquente les jardins, les chemins creux, les gravières et les lisières des bois. Pour installer son nid, la femelle préfère de longues cavités de 0,5 à 1 cm de diamètre, notamment d’anciennes galeries de coléoptères ou des galeries creusées dans l’argile par d’autres hyménoptères. Elle peut aussi occuper des nichoirs constitués de tubes de bambou ou de blocs de bois percés. Avant de retenir une galerie, elle l’examine soigneusement et peut retirer les restes des cellules de l’année précédente.
Du pollen, du nectar et un rôle en arboriculture
L’osmie rousse récolte du pollen sur différentes plantes à fleurs, un régime qualifié de polylectique. Elle prélève notamment du pollen sur les chatons de saules, de noisetiers et de chênes. Le nectar récolté sur des plantes des familles des Renonculacées, des Papavéracées et des Rosacées est transporté dans son jabot. Des arboriculteurs élèvent l’osmie rousse pour assurer la pollinisation des arbres fruitiers.
Une ponte dans des cellules séparées
La femelle ne s’accouple qu’une fois. Après 10 à 30 voyages, lorsque la cellule est à moitié remplie de provisions, elle y pond un œuf puis termine la paroi frontale avec de l’argile. Les œufs fécondés donnant des femelles occupent les cellules profondes, tandis que les œufs non fécondés donnant des mâles sont déposés dans les dernières cellules. Les larves mangent les réserves composées surtout de pollen humidifié avec un peu de nectar.
Un cycle annuel soumis à des pertes
Une seule génération d’osmies rousses se forme chaque année. Son développement passe successivement par l’œuf, la larve, la nymphe et l’adulte. L’espèce a disparu des zones d’agriculture intensive. La mortalité représente environ 60 % des œufs pondus.