
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Aglais urticae
- Famille
- Nymphalidae
- Envergure
- 40 à 55 mm
- Statut
- Préoccupation mineure sur la liste rouge nationale
Des ailes orangées bordées de bleu
Le dessus des ailes présente un fond rouge orangé. Sur le dessus des ailes, une bande marginale noire encadre une série de demi-cercles bleus. Son corps brun foncé est couvert de poils. Les antennes présentent de fines stries blanches et se terminent chacune par un point blanc.
Des prairies aux jardins
Elle est présente dans tous les départements de France métropolitaine continentale. Son aire de répartition s’étend à toute l’Europe et à l’Asie tempérées. Elle fréquente les milieux ouverts, notamment les prairies, les friches, les jardins et les parcs urbains. À la campagne, elle peut être particulièrement commune près des habitations et des pâtures dont le sol riche en azote favorise les orties.
Des chenilles groupées et des adultes hivernants
Selon le climat et l’altitude, la Petite tortue accomplit un à trois cycles par an. La femelle dépose des groupes de 30 à 200 œufs sous les feuilles terminales de sa plante hôte. Les jeunes chenilles se serrent en groupes denses et tissent une toile de soie lâche qui les protège. La chrysalide passe du verdâtre au doré, puis au brun.
Des fleurs pour l’adulte, des orties pour la chenille
En visitant les fleurs, ce papillon participe à leur pollinisation. Les chenilles consomment les feuilles et les tiges de l’Ortie dioïque.
Un déclin encore mal compris
La Petite tortue a subi un déclin rapide et marqué dans les années 2000, au moins en Europe de l’Ouest. Les causes de cette régression restent mal comprises. Certaines parasitoses pourraient contribuer à sa régression.