
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Celtis australis
- Famille
- Cannabaceae
- Type
- Arbre
- Feuillage
- Caduc
- Hauteur
- 15 à 25 m en Europe du Sud et en Asie mineure
Le reconnaître à ses feuilles et à son écorce
Son écorce grisâtre porte des protubérances et rappelle celle du hêtre. Ses feuilles ovales et dentées sont rêches, asymétriques à la base et parcourues par trois nervures qui partent de cette base. Les rameaux sont souples, légèrement en zigzag et retombants. En général au printemps, l’arbre produit de petites fleurs vertes hermaphrodites dont le pollen est transporté par le vent.
Où il pousse
Son aire d’origine semblerait former une bande étroite autour de presque toute la Méditerranée. En France, il a été introduit dans de nombreux endroits de la moitié sud. Il apprécie les sols humides et bien drainés, sableux ou limoneux, même pauvres.
Au jardin et à la ferme
Il se multiplie par semis ou par boutures. Ses fruits se mangent crus ou cuits. Autrefois, son feuillage pouvait servir de fourrage. À Sauve, dans le Gard, sa culture se poursuit pour fabriquer des fourches selon un savoir-faire traditionnel.
Des fruits et du feuillage pour la faune
Les oiseaux et d’autres animaux apprécient beaucoup ses drupes. L’arbre nourrit les chenilles de Hestina persimilis et, plus rarement, celles de la Grande Tortue et de l’Échancrée.
Un nom évocateur et des usages anciens
La ressemblance de ses feuilles avec celles de l’ortie explique son nom anglais courant, nettle tree, ou « arbre-ortie ». Son bois convient à la fabrication de manches d’outils, de cannes et d’avirons. Pour tresser son bois, les branches sont fendues et seules les lamelles du pourtour sont conservées, puis assouplies à la vapeur. Sa racine était utilisée pour obtenir une teinture jaune.