
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Salix caprea
- Famille
- Salicaceae
- Type
- Arbre ou arbuste
- Hauteur
- 6 à 14 m, rarement 20 m
- Feuillage
- Caduc, à feuilles alternes
- Floraison
- En général de février à avril en Europe de l’Ouest
Des feuilles gaufrées et une écorce changeante
Le dessus des feuilles présente un aspect gaufré et une couleur allant du vert foncé au vert grisâtre. Sous la feuille, un duvet donne une teinte glauque et une texture veloutée, tandis que les nervures ressortent. D’abord lisse et gris-vert, l’écorce devient gris clair et crevassée avec l’âge, souvent marquée de fissures orange. Le fruit est une petite capsule allongée et velue contenant de nombreuses graines dont le fil cotonneux facilite le transport par le vent.
Des chatons argentés, jaunes ou verdâtres
Sur les pieds mâles, les chatons sont d’abord couverts de poils soyeux blanc argenté, puis leurs petites fleurs jaunes deviennent visibles. Les chatons femelles ont une couleur verdâtre. Vous pouvez observer les chatons mâles avant la sortie des feuilles. Les chatons se dressent sans pédoncule et produisent du nectar tout en dégageant une odeur.
Des rives humides aux terrains plus secs
Le Saule marsault est commun en Europe et en Afrique du Nord. Il recherche la lumière et peut vivre jusqu’à 2 000 m d’altitude. Il pousse aussi bien sur les berges et les rives des lacs que dans des lieux plus secs où une perturbation du terrain laisse du sol nu.
Du fourrage, du bois et de l’écorce
Le Saule marsault a autrefois été largement employé pour nourrir les chèvres. Son bois sert au chauffage et à la fabrication d’échalas. Son écorce riche en tanin est utilisée en tannerie.
Une ressource pour les abeilles et les animaux
Par beau temps, le pollen et le nectar abondants attirent des abeilles mellifères et des abeilles solitaires, notamment les osmies. Les feuilles nourrissent plusieurs espèces de lépidoptères et sont également consommées par différents mammifères.
Pourquoi l’appelle-t-on saule des chèvres ?
Le nom « marsault » vient du gallo-roman maresalice, qui signifie « saule mâle ». Le nom « saule des chèvres » viendrait de la première illustration connue de l’espèce, dans le livre de Hieronymus Bock, où une chèvre broute la plante.