
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Alopecurus pratensis
- Famille
- Poaceae
- Type
- Graminée vivace
- Hauteur
- 40 à 80 cm, jusqu’à 110 cm
- Feuillage
- Feuilles sans poils
Reconnaître le Vulpin des prés
La plante forme des touffes qui peuvent être lâches ou serrées. Ses tiges se dressent sur une souche épaisse et oblique, qui produit de courts stolons. Vous pouvez observer de longues feuilles, larges de 3 à 7 mm, dont la gaine supérieure est souvent légèrement renflée. Les inflorescences ressemblent à des épis cylindriques épais, à l’extrémité obtuse, et mesurent de 10 à 12 cm de long. Les ramifications de l’inflorescence portent chacune quatre à six épillets, avec une seule fleur par épillet. La semence comprend un caryopse enveloppé de deux glumes soudées dans leur tiers inférieur, avec des carènes bordées de longs cils.
Les prairies et les sols où il pousse
En France, il pousse spontanément dans les prairies permanentes de fauche humides et acides. Les prairies humides atlantiques et subatlantiques font partie de ses milieux. On le rencontre aussi au bord des fossés. Il pousse sur des sols humides et fertiles, tout en évitant les sols gorgés d’eau, légers ou secs.
Une plante fourragère à la ferme
Cette plante fourragère des prairies permanentes est rarement cultivée et se développe spontanément. Sa valeur fourragère est assez bonne et sa productivité élevée, mais sa floraison très précoce entraîne des refus du bétail. Après exploitation, il produit peu de nouveaux épis et répond bien aux fumures. Semez-le comme composant d’un mélange pour améliorer une prairie en sol acide, froid et humide et y remplir rapidement les espaces vides.
Chenilles et ressemblances
Des chenilles de papillons se nourrissent de cette plante, notamment celles de Thymelicus lineola. Le Vulpin des prés est souvent confondu avec la fléole des prés, Phleum pratense.
Un nom qui évoque une queue de renard
Le nom Alopecurus vient d’un mot latin emprunté au grec qui signifie « queue de renard ». L’épithète pratensis signifie « des prés » et dérive du latin pratum, « pré ».