
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Cymbalaria muralis
- Famille
- Plantaginacées, en classification phylogénétique
- Type
- Plante herbacée vivace
La reconnaître sur un mur
Les tiges fines, sans poils et généralement pourprées rampent ou retombent depuis les touffes. Vous pouvez observer des feuilles charnues et lustrées, rondes ou en forme de rein, découpées en 5 lobes ou davantage. Le dessous des feuilles et leur bord sont pourprés. Les fleurs sont solitaires, portées par un long pédoncule, avec une corolle d’environ 1 cm de diamètre.
Des parois rocheuses aux murs des villes
Son habitat d’origine correspond aux fissures étroites des parois rocheuses et des falaises. Elle apprécie la chaleur et le calcaire, et pousse fréquemment dans les anfractuosités des murs de pierre à mi-ombre ou à l’ombre. Elle affectionne les villes, où les températures sont plus clémentes. Selon Plants of the World Online, son aire naturelle comprend les Alpes du Sud, l’Italie centrale et du Sud et le nord-ouest de la péninsule balkanique.
Un couvre-sol pour les espaces rocheux
Au jardin, elle se plante en couvre-sol sur les pentes rocheuses ou dans les fissures des murs. Une fois installée, elle se multiplie d’elle-même par semis et par enracinement de ses tiges. Elle peut former un tapis dense d’une dizaine de centimètres d’épaisseur sur la surface occupée. Ses racines fines et fibreuses pénètrent dans les fissures.
Des visiteurs aux graines logées dans les fissures
Ses fleurs attirent différents pollinisateurs, notamment des abeilles, des mouches et des papillons. La plante peut aussi se féconder elle-même. La corolle possède un court éperon pointu qui contient du nectar. Lors de la fructification, le pédoncule s’incline vers le support pour que la capsule libère ses graines dans les interstices, notamment ceux d’un mur.
Un nom lié aux feuilles et aux murs
Le nom de genre Cymbalaria vient du latin cymbalum, qui désigne un instrument de musique en forme de disque renflé au milieu. L’épithète muralis signifie « de mur » en latin et dérive de murus, « mur ». En 1800, Gärtner, Meyer et Scherbius ont établi le genre Cymbalaria et donné à la plante le nom Cymbalaria muralis.