
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Digitaria sanguinalis
- Famille
- Poaceae, ou Graminées
- Type
- Plante herbacée annuelle
La reconnaître de près
Les feuilles et leurs gaines portent des poils. Ses feuilles sont plutôt courtes et présentent souvent des ondulations. Vous pouvez observer une tige ramifiée, étalée et ascendante, qui prend souvent racine aux nœuds inférieurs. La plante possède des racines fibreuses et peut pousser en touffe ou isolément. L’inflorescence rassemble de 4 à 10 grappes en forme d’épis, disposées comme les doigts d’une main. Le fruit est un caryopse, enfermé dans les 2 glumelles.
Des cultures aux pavés
En ville, on la repère dans les plates-bandes et les jardinières. Elle se contente de peu de terre, ce qui lui permet de pousser au pied des murs, au bord des trottoirs ou entre les pavés. Elle a été introduite notamment en Europe du Nord et en Amérique du Nord. Sa répartition est aujourd’hui cosmopolite, dans les régions tempérées et tempérées chaudes du monde. En Europe occidentale, elle est aussi une adventice des cultures, notamment du maïs en Belgique.
Du pâturage aux anciennes céréales
Elle est semée pour le pâturage des animaux ou coupée et rassemblée en bottes de foin. Au Moyen Âge, les peuples slaves d’Europe de l’Est la cultivaient et la préparaient en soupes et en bouillies.
Des doigts et une teinte rouge
Le nom Digitaria vient du latin digitus, qui signifie « doigt », en référence à la disposition rayonnante de l’inflorescence. Sanguinalis renvoie au mot latin désignant le sang et à la teinte pourpre rougeâtre fréquente des parties aériennes, notamment des inflorescences et des gaines foliaires. En 1771, Giovanni Antonio Scopoli a transféré l’espèce dans le genre Digitaria.