
Carte d’identité
- Origine
- Grisons et Tessin
- Taille
- Au garrot : femelles 70-80 cm, mâles 75-85 cm
- Poids
- Femelles : 55 kg ; mâles : 75 kg
Une histoire longtemps discrète
La littérature spécialisée la mentionne à partir de 1887 sous le nom de Prättigau, emprunté à la vallée du même nom. En 1938, elle est écartée de la liste des races officielles, car elle est alors considérée comme une variante de la chèvre rayée des Grisons. Quelques éleveurs du canton des Grisons ont assuré sa sauvegarde. Son nom vient d’une confusion journalistique entre « Pfaven », les bandes latérales de la tête en dialecte grison, et « Pfauen », qui désigne le paon.
Une robe aux contrastes nets
L’avant du corps est surtout blanc, avec des marques noires en forme de bottes sur les membres. L’arrière du corps est noir, tandis que le dessus de la queue et les taches des cuisses sont blancs. Elle porte des cornes et un pelage épais composé de poils mi-longs. Les deux bandes noires de sa tête descendent de la base des cornes jusqu’au nez en passant par les yeux.
Une chèvre adaptée à la montagne
Elle se trouve aujourd’hui surtout dans les cantons de Saint-Gall, d’Argovie et de Berne. Sa rusticité s’accompagne d’une aptitude à marcher en milieu alpin. Elle est appréciée pour sa contribution à l’entretien de l’espace rural. Vous pouvez retenir un potentiel laitier de 538 kg de lait sur une période moyenne de lactation de 235 jours, avec un taux de matière grasse de 3,6 %.
Une sauvegarde organisée
Dans les années 1990, la fondation Pro Specie Rara s’est mobilisée pour conserver la Chèvre paon. Ces efforts ont abouti à l’ouverture du registre généalogique en 1992, puis à l’inscription de la Chèvre paon dans ce registre en 1998. Les effectifs sont passés de moins de 200 animaux en 1992 à 1 500 en 2013. De la semence de mâles a également été conservée par cryoconservation.