
Carte d’identité
- Espèce
- Capra hircus
- Poids
- Environ 45–55 kg pour la plupart
- Régime
- Herbivore
Des origines domestiques, une vie sauvage
La chèvre marronne se distingue de la chèvre égagre, l’ancêtre sauvage de la chèvre domestique. Un individu marron peut avoir vécu auprès des humains ou être né loin d’eux. La différence avec une chèvre domestique tient au mode de vie, et non à la génétique. En Écosse, les chèvres introduites pour l’élevage au Néolithique auraient été abandonnées vers la fin des années 1700 lors des expulsions des Highland Clearances.
Des repères physiques communs
Les nombreuses races domestiques dont sont issues les chèvres marronnes présentent des différences d’apparence, même si elles partagent des caractéristiques similaires. Les cornes sont décrites comme droites et saillantes. Les mâles portent des cornes plus marquées. Leurs pupilles sont rectangulaires. Le pelage se compose de poils grossiers.
Des terrains accidentés aux populations insulaires
Ces chèvres s’accommodent de terrains accidentés et vallonnés, difficiles à parcourir pour les humains et d’autres animaux. En Irlande, les populations marronnes se trouvent généralement dans les régions montagneuses. Au pays de Galles, elles sont notamment présentes dans le massif des Rhinogydd, en Snowdonia, et à Stackpole, dans le Pembrokeshire. En Australie, la population de Nouvelle-Galles du Sud est estimée entre 4 et 5 millions de chèvres marronnes.
Une présence qui peut modifier les paysages
Dans les habitats qui ne leur sont pas adaptés, de fortes populations peuvent devenir envahissantes et faire disparaître des broussailles, des arbres et d’autres végétaux indigènes. Dans d’autres circonstances, elles peuvent s’intégrer à l’habitat, voire remplacer localement des chèvres sauvages disparues. Le surpâturage et l’érosion des sols due à la perte des racines végétales causent des problèmes à la végétation indigène. Leur utilisation des ressources accroît la concurrence avec les animaux indigènes. Leurs déjections dispersent parfois des plantes et des herbes indésirables dans des secteurs où elles ne sont pas habituellement présentes. L’emploi de chèvres marronnes pour limiter les broussailles ou les herbes indésirables reste une possibilité théorique, notamment dans les pelouses calcaires et les landes.