
Carte d’identité
- Espèce
- Porc domestique
- Origine
- Nouvelle-Zélande
- Taille
- Environ 60 cm de haut
- Poids
- 60 à 200 kg à l’âge adulte
Une histoire liée aux communautés maories
Son nom signifie « gras et rond » dans la langue des Maoris. Les analyses ADN suggèrent une ascendance asiatique, avec des porcs domestiques probablement arrivés en Nouvelle-Zélande au début du XIX siècle par des baleiniers ou des marchands. Longtemps élevé presque uniquement dans les communautés maories et peu connu des Européens, le Kunekune a été redécouvert dans les années 1970.
Un corps rond et des pattes courtes
Son poil peut être long ou court, droit ou bouclé. Le Kunekune présente un corps court et rond, porté par des pattes courtes. Son museau, moyen à court, est légèrement retroussé et souvent noir. Ses oreilles peuvent être semi-larges ou dressées. Certains Kunekune portent deux caroncules sous le menton.
De la compagnie à l’entretien des vignes
Un rapport de Science Daily publié en 2017 décrit chez le Kunekune un apprentissage social remarquable et une très bonne mémoire. En Nouvelle-Zélande, il peut être gardé comme animal de compagnie et appartient aux races reconnues de cochons nains. Le Kunekune peut couvrir ses besoins en se nourrissant uniquement d’herbe. Dans certaines vignes françaises, il remplace les désherbants, sa petite taille lui évitant de manger les feuilles sur les ceps et les raisins. Il peut passer jusqu’au pied des vignes sans les endommager, un avantage par rapport au travail mécanique du sol. Dans les vignes, il mange aussi les feuilles tombées au sol où hivernent les spores de mildiou, ce qui limite la propagation de cette maladie au printemps.
Une race sauvée par l’élevage de conservation
Au moment de sa redécouverte dans les années 1970, il ne serait resté que 50 porcs de race pure en Nouvelle-Zélande. Un groupe de 18 animaux a été transféré sur l’île du Sud pour un programme d’élevage de conservation. Presque tous les Kunekune actuels descendent des animaux réunis pour ce programme. En 1992, l’élevage de conservation a été étendu à un autre continent pour protéger la race de l’extinction, y compris en cas d’épidémie. En Nouvelle-Zélande, la population estimée est passée de 100 à 1000 têtes en 1993 à 5000 en 2004. En 2012, la Grande-Bretagne a déclaré 1 782 truies reproductrices au registre mondial des ressources zoogénétiques de la FAO.