
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- Espagne
- Aptitude
- Production de laine fine
- Taille
- Moyenne
- Robe
- Blanche, avec de rares taches marron
Un troupeau venu d’Espagne
L’achat du premier troupeau par Louis XVI était prévu dans une clause secrète d’un traité avec l’Espagne. Philibert Chabert, alors directeur de l’École vétérinaire d’Alfort, a participé à l’acclimatation des animaux. Entre 1850 et 1930, la race a largement servi à améliorer la production lainière d’autres races ovines, en France et dans le monde.
Une silhouette trapue et des cornes spiralées
La tête présente une forme fine et courbe. Plusieurs plis surmontent le nez, tandis que les oreilles sont courtes et portées à l’horizontale. Le corps est compact et repose sur des membres forts. Les béliers portent de grandes cornes en spirale, de section triangulaire, alors que les brebis n’ont pas de cornes. Les béliers mesurent 70 à 75 cm au garrot et pèsent 70 à 90 kg, contre 60 à 65 cm et 45 à 60 kg pour les brebis.
Une toison abondante
La laine est abondante et associe élasticité et résistance. La toison peut peser jusqu’à 8 kg chez le bélier et couvre le corps, sauf les extrémités de la tête et des membres. Les mèches sont homogènes et mesurent entre 60 et 70 mm. La finesse moyenne de la laine est comprise entre 18 et 22 µm.
Un troupeau conservé à Rambouillet
Depuis son importation, le troupeau n’a reçu aucun apport provenant d’autres troupeaux. En France, le seul troupeau de cette race se trouve à la Bergerie nationale de Rambouillet. En 2026, la Bergerie nationale de Rambouillet compte environ 180 brebis et 30 béliers de cette race. Depuis 2005, l’INRA contribue à la gestion des accouplements à la suite de ses travaux sur la variabilité génétique du troupeau. Des mesures de cryoconservation des embryons ont été mises en place en 2005. La forte valeur patrimoniale de la race motive l’intérêt des organismes de génétique animale pour sa préservation.