
Carte d’identité
- Espèce
- Ovis aries, comme le mouton domestique
- Origine
- Corse et Sardaigne
- Noms corses
- Muvra au féminin, muvrone au masculin
Une origine liée aux premiers élevages
Selon François Poplin, dont l’analyse est reprise par Vigne, le mouflon n’aurait pas été présent en Corse avant le Néolithique. Dans cette interprétation, des éleveurs auraient apporté des moutons domestiqués en Corse et en Sardaigne, où ils seraient ensuite retournés à l’état sauvage. Ce retour à la vie sauvage lui aurait rendu une apparence plus proche de celle de ses lointains cousins sauvages. Les noms corses muvra et muvrone remontent au latin tardif mufrō, un mot d’origine prélatine.
Les populations des massifs corses
Avant les relâchers dans le massif de Cagna, les populations corses se répartissaient en deux groupes, dans le Cinto et à Bavella. À partir de 2019, des relâchers ont permis de créer un troisième groupe dans le massif de Cagna.
Des introductions en France et en Belgique
Des introductions ont eu lieu dans les Pyrénées-Orientales et le Massif central, du XIXe siècle aux années 1970. Le mouflon s’est bien acclimaté au massif du Carlit et à ses alentours, ainsi qu’au mont Caroux. Introduit dans les Alpes-Maritimes au XIXe siècle puis en 1949, il y compte une dizaine de milliers d’animaux d’après la source. Depuis les années 1980, il a également été introduit avec succès dans le Marquenterre, près de la baie de Somme. En Belgique, plusieurs groupes issus d’introductions vivent dans les forêts de la moyenne Semois, notamment près de Herbeumont et de Sainte-Cécile.
Des populations sur d’autres îles
Introduit à Hawaï dans les années 1960, le mouflon y a proliféré et s’y hybride parfois avec des moutons domestiques. Son introduction à Tenerife, dans les îles Canaries, a également réussi. En 1957, un couple a été introduit sur l’île Haute, dans l’archipel des Kerguelen. Sur l’île Haute, la population a ensuite varié selon les années entre 250 et 700 individus.