
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- Bains
- Taille
- Moyenne
- Poids
- Brebis : 50 à 70 kg ; béliers : 70 à 100 kg
Des origines anciennes encore mal connues
Son berceau est le plateau volcanique du Velay, en Auvergne. Ses origines précises restent mal connues, malgré une présence très ancienne dans la région. Une hypothèse fait venir cette race du Moyen-Orient. Au XIXe siècle, les croisements avec d’autres races l’ont peu modifiée. En 1950, le nom de Noir de Bains cède la place à celui de Noire du Velay.
Une peau sombre et une toison ondulée
La peau noire présente des reflets ardoise, avec un plumeau blanc au bout de la queue et parfois une étoile blanche sur le front. La toison forme une carapace de mèches ondulées, dont la couleur va du noir délavé au brun. La tête, la gorge, les pattes et les aines restent dépourvues de toison. Son ossature se distingue par sa grande finesse. Le terme « burel » désigne généralement la teinte noire-chocolat de sa laine.
Le travail des éleveurs et les effectifs
Le Syndicat d’élevage du Mouton Noir de Bains est fondé en 1931 pour améliorer la race et établir son standard. Depuis les années 1970, les éleveurs mènent un travail de « redéveloppement » commencé au Puy-en-Velay. L’UPRA Races Ovines des Massifs prend en charge la sélection de la race depuis 1972. Le dossier mentionne environ 13 000 brebis issues de 36 élevages inscrites au livre généalogique, sans dater ce décompte. Les effectifs atteignaient 22 000 brebis en 2003.
Une diffusion au-delà du Velay
La Haute-Loire demeure le principal département de présence de la race. Son extension a gagné la Loire, l’Hérault, le Jura et l’Ardèche, puis le Puy-de-Dôme et la Savoie. Des exportations vers le Maroc et la Suisse ont également eu lieu, dans des proportions modestes.