
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- Colombie
- Taille
- 59 cm au garrot en moyenne
- Cornes
- Absentes
- Statut
- Non menacée selon la FAO
Une histoire entre Afrique et Colombie
Ses ancêtres ont été introduits en Colombie à bord de navires négriers. Parmi ses appellations espagnoles figure « Ovinos de Pelo Criollos Colombianos », abrégée en OPC. Au Venezuela, la race est aussi présente dans l’État de Zulia, frontalier de la Colombie, sous le nom de Roja Africana.
Un pelage aux teintes variées
Son pelage présente des nuances de brun allant du beige au noir, avec aussi du fauve et du rouge. Sa taille et sa morphologie rappellent celles du Pelibüey. Certains mâles portent une crinière à manchette. À un an, le poids moyen est de 49 kg pour les béliers et de 45 kg pour les brebis. Dans de bonnes conditions, un mâle de 4 ans peut peser jusqu’à 80 kg.
Deux types dont la distinction est discutée
La distinction par couleur sépare le type Sudan, au poil clair à brun, du type Etiope, au poil rouge à noir. Des études génétiques menées en 2018 ont relevé des différences notables entre ces deux populations. Les auteurs de ces études ont conclu que les deux types devraient être considérés comme deux races distinctes.
Des effectifs historiques et un risque d’hybridation
En 1975, la population de Rojo Africana était estimée à 392 015 têtes en Colombie. Cette estimation de 1975 représentait 18 % de la population ovine du pays. L’hybridation avec des races exotiques importées constitue une menace pour le Rojo Africana.