
Carte d’identité
- Origine
- Russie
- Taille
- Moyenne
- Poids
- Brebis : 60 à 70 kg ; bélier : 80 à 90 kg
- Peau
- Noire
- Statut
- Non menacée selon la FAO en 2007
Des rives de la Volga à la France
Le berceau de la race se situe sur les rives de la Volga, au nord-ouest de Moscou. Son nom renvoie à la famille Romanov, qui régna en Russie du XVIIe siècle jusqu’à la Révolution de février 1917. Les premières mentions de cette brebis en Russie remontent au XVIIIe siècle. La Romanov a été introduite en France pendant les années 1960. L’INRA a fait appel à la Romanov pour créer la race INRA 401.
Une diffusion au-delà de la Russie
La race a été exportée dans de nombreux pays durant la seconde moitié du XXe siècle. Elle est arrivée en Allemagne avant de susciter l’intérêt des éleveurs français. En 1980, le gouvernement canadien a acheté en France 14 brebis et 4 béliers pour évaluer leurs performances, avant que la race se diffuse en Amérique du Nord.
Une longue toison et une tête anguleuse
La Romanov appartient au groupe des moutons d’Europe du Nord à queue courte. Sa longue toison associe le noir et le marron à un blanc dominant. Sa petite tête anguleuse porte des oreilles dressées et très mobiles. Ses yeux sont grands. Ses côtes arrondies s’accompagnent d’une silhouette qui semble un peu haute sur pattes.
Des effectifs restreints et un suivi en France
L’effectif français indiqué est de 3 000 animaux. Parmi ces animaux, 1 000 brebis sont inscrites au registre. Le même décompte comprend 160 béliers reproducteurs. En Europe occidentale et en Amérique du Nord, les effectifs de Romanov restent limités. En France, l’UPRA Finnois-Romanov assure le schéma de sélection de la race. Ce schéma dispose d’une station d’élevage à Montmorillon, dans la Vienne.