
Carte d’identité
- Espèce
- Poule domestique
- Origine
- Québec
- Plumage
- Blanc
Une création à l’abbaye d’Oka
Le Frère Wilfrid a créé la race à l’abbaye Notre-Dame-du-Lac, à Oka. Les croisements débutent en 1908 avec le combattant indien, la leghorn, la rhode-Island, la wyandotte et la plymouth. Il a fallu environ dix ans de sélection rigoureuse pour stabiliser les caractéristiques de la race. La Chantecler est présentée pour la première fois en 1918. L’American Poultry Association l’inscrit à son standard en 1921. Le Frère Wilfrid explique avoir choisi le nom Chantecler en référence au succès de la pièce d’Edmond Rostand et à sa sonorité française, facilement utilisable dans les deux langues.
Une petite crête et un plumage serré
La crête, en forme de coussin, est petite ou à peine développée, tout comme les barbillons. Les plumes épaisses et serrées, accompagnées d’un duvet dense, contribuent à conserver la chaleur du corps. Les yeux ont une teinte rouge orangé. La peau et les tarses sont jaunes. Chez la variété blanche, le bec est jaune.
Des œufs et un objectif de ponte hivernale
Les œufs pèsent en moyenne environ 60 g. Le projet de sélection prévoyait une poule capable de pondre même lorsque l’hiver québécois réduit l’ensoleillement.
Une race patrimoniale à sauvegarder
Après un grand succès dans la première moitié du XXe siècle, la race perd de sa popularité au milieu du siècle avec la spécialisation de la production, jusqu’à risquer de disparaître. Défendue par quelques éleveurs, elle est déclarée race animale du patrimoine agricole du Québec en 1999. En 1979, son extinction est annoncée après la mort du coq que l’on pensait être le dernier, alors que des oiseaux subsistaient dans quelques petites fermes. En 2007, la population restante au Canada était estimée entre 1000 et 1500 oiseaux. Pour 2017, une population de 500 à 1100 oiseaux a été déclarée à DAD-IS.