
Carte d’identité
- Espèce
- Poule domestique
- Origine
- Russie, régions de Koursk et d’Oriol
- Aptitude
- Chant et ponte
- Plumage
- Noir, bronze, doré ou argenté
Une sélection tournée vers le chant
Depuis le XIXe siècle, la sélection du coq porte sur ses qualités de chanteur. La formation de la race repose sur des croisements entre coqs de combat, poules chinoises et races locales. Dans les années 1990 et 2000, les échanges entre éleveurs allemands et russes ont favorisé son importation en Europe occidentale, puis sa popularité en Allemagne et dans d’autres pays européens. Parmi les 108 races de poules reconnues par le British Poultry Standard, elle est la seule originaire de Russie.
Le gabarit et les détails à observer
Le coq pèse entre 3,5 kg et 5,5 kg. La poule affiche un poids compris entre 3 kg et 3,5 kg. La crête rose est épaisse, présente cinq dentelures et ne dépasse pas 4 cm chez le coq. Les oreillons vont du rose foncé au rouge pâle. Les yeux sont bruns et ont un aspect brillant. Quelle que soit la couleur du plumage, le dessous des ailes reste noir.
La ponte en chiffres
Une poule peut produire entre 150 et 160 œufs par an. Le poids des œufs se situe entre un minimum de 56 g et un maximum de 90 g.
Des effectifs suivis pour la sauvegarde
À partir des années 1980, la race a bénéficié d’une protection en URSS et d’études suivies de ses phénotypes. Selon l’administration centrale des statistiques de l’URSS, seuls 200 sujets étaient enregistrés dans l’ensemble de l’Union soviétique en 1985. Après la dissolution de l’URSS, les effectifs ont fortement diminué en Russie, en Ukraine et dans d’autres républiques. Une lignée ukrainienne, appelée lignée 92, a été inscrite en 1995 dans la deuxième édition de la liste mondiale de surveillance de la FAO, à partir de données recueillies en 1993. L’édition de 2000 de cette liste mentionnait, pour 1993, seulement 205 oiseaux de la lignée 92 dans la région ukrainienne de Kharkov, avec un statut en danger. D’après la source anglophone, la population en Russie et en Ukraine pourrait compter plusieurs milliers de sujets, répartis entre élevages d’État et éleveurs amateurs.