
Carte d’identité
- Espèce
- Poule
- Origine
- Région de Rennes, Bretagne
Une reconnaissance construite en Bretagne
Les premières démarches de mise en valeur de la race apparaissent au sein de l’Association bretonne, une société savante régionaliste créée à Vannes en 1843. Dès les années 1880, Edmond Ramé travaille à la sélection et à la promotion de la Coucou de Rennes. Au début du XXe siècle, la race acquiert une reconnaissance internationale grâce à Edmond Ramé. Lors du Concours général agricole de 1903, la Coucou de Rennes reçoit le titre de « meilleure race française ».
Un plumage barré et des yeux rouge orangé
Son nom fait référence aux barres de son plumage, qui rappellent celles du coucou gris. La seule variété de plumage est le coucou, avec un fond gris foncé barré de blanc sale. Ses yeux sont rouge orangé. Ses tarses sont de couleur claire. Sous les plumes, sa peau est blanche. Le standard de Ramé demande la même teinte coucou foncé chez les deux sexes, alors que le coq est souvent génétiquement plus clair.
Le comportement décrit dans un témoignage ancien
Le compte rendu du Concours de Rennes décrit la poule comme une bonne couveuse et une très bonne mère. Ce même compte rendu lui attribue un tempérament un peu sauvage et une tendance à chaparder.
Une sauvegarde portée par l’écomusée
L’Écomusée de la Bintinais a pris en charge la sauvegarde de la race. Dans les années 1950, la Coucou de Rennes avait presque disparu. Son élevage reprend à partir de 1987 grâce à l’écomusée, qui retrouve les derniers spécimens en Maine-et-Loire après une année de recherches. La découverte ultérieure d’autres spécimens permet d’élargir la base de l’élevage. En 2006, les éleveurs possèdent entre 500 et 600 sujets de cette race. La Coucou de Rennes est répertoriée dans la base de données de l’Arche du goût comme race menacée d’extinction.