
Carte d’identité
- Espèce
- Race bovine française
- Origine
- Bretagne
- Poids
- Vache : 650 kg
- Taille
- Vache : 1,38 m
- Statut
- FAO : en danger critique en 2007
Une race née de croisements en Bretagne
La naissance de la race se situe vers 1840. Elle provient de croisements entre la Froment du Léon, la Pie rouge de Carhaix et des bovins Durham importés du Royaume-Uni. Son registre généalogique a été ouvert en 1919. Le nom « Armoricaine » est entré en usage en 1923. La race s’est implantée en Bretagne centrale, notamment dans les monts d’Arrée et autour de Pontivy et de Loudéac.
Une robe rouge et des cornes en croissant
Son pelage fourni est rouge, avec des taches blanches sur le ventre. Vous pouvez noter que ses muqueuses sont claires et que le bout de sa queue est blanc. Ses cornes courtes et claires dessinent un croissant orienté vers l’avant. Son cou épais ne présente pas de fanon. Le poids des mâles se situe entre 800 et 1000 kg. La race est généralement décrite comme douce et docile, mais Daniel Babo indique qu’elle peut aussi se montrer colérique.
Le recul des effectifs au XXe siècle
En 1934, la population armoricaine comptait 360 000 individus. À partir de 1966, des apports massifs de MRY ont été réalisés pour accroître les performances laitières du troupeau. Après avoir décidé de conserver chacun leur race, les deux groupements d’éleveurs ont achevé leur séparation en 1970. La population est passée de 200 000 individus en 1963 à seulement 101 femelles en 2000. En 1978, il ne restait pas plus de quarante vaches armoricaines.
Une sauvegarde qui se poursuit
La découverte d’une réserve de semence congelée dans les années 1980 a permis de lancer un programme de relance. En 1981, le registre ne comptait que 47 vaches inscrites et une seule naissance en race pure. En 2021, les effectifs atteignaient 856 femelles réparties entre 135 propriétaires. La population déclarée en 2023 était de 1799 animaux dans 82 élevages, dont 597 vaches reproductrices et 50 taureaux actifs. L’Armoricaine est inscrite à l’organisme de sélection des races bovines locales à petits effectifs, le RBLPE. En 2025, son statut de conservation signalait encore une race à risque, en danger et faisant l’objet de mesures de maintien.