
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- Asturies, nord-ouest de l’Espagne
- Taille
- Vache : 125 cm ; taureau : 140 cm
- Poids
- Vache : 450 kg ; taureau : 750 kg
Une histoire de travail et de sélection
Selon l’hypothèse de l’ethnologue Dechambre, cette race descendrait du bétail celte. Elle a longtemps servi à travailler les terres de sa région et à fournir des bœufs de travail destinés à l’exportation. Autour de Caso, la sélection des vaches a porté sur leurs capacités laitières. Les éleveurs disposaient déjà d’une association à la fin du XIXe siècle.
Une robe nuancée et un corps compact
Selon l’animal, la robe varie du froment au châtain clair, avec des touches fauves ou rouges. Des zones claires entourent les yeux et le mufle, et couvrent l’intérieur des pattes ainsi que la région génitale. Le bord des oreilles, le fouet de la queue et une tache sous l’œil présentent une teinte sombre, presque noire. Les taureaux ont une robe généralement plus foncée. Le dos présente un léger creux. Les pattes sont courtes, avec une ossature fine et solide.
Des cornes claires aux pointes noires
La tête est petite, tout en étant plus grande chez les femelles. Le profil va de droit à légèrement concave, avec des orbites espacées et un peu saillantes. L’intérieur des oreilles est couvert de poils. Les cornes sont de couleur claire et se terminent par une pointe noire. Les cornes se dirigent d’abord vers l’avant, puis remontent. Chez les vaches, les cornes sont torsadées et plus longues que celles des taureaux.
Des qualités maternelles et de la longévité
La vache est décrite comme une bonne mère. Certaines vaches vêlent encore à seize ans, signe de la longévité rapportée pour cette race.
La sauvegarde d’un patrimoine génétique
En 1978, les pouvoirs publics ont décidé de préserver les races anciennes afin de conserver leur patrimoine génétique. À son ouverture, le registre généalogique recensait 53 taureaux et 311 vaches. Les années 1980 ont connu de nombreux croisements avec l’asturiana de los valles. En 1994, des aides ont été accordées pour maintenir la race, alors considérée en danger d’extinction. Les effectifs ont ensuite progressé de 1 513 animaux à 2 000 dans les années 2010.