
Carte d’identité
- Origine
- Pyrénées centrales
- Diffusion
- Locale
- Taille
- 135 cm au garrot
- Poids
- Vache : 500-600 kg ; taureau : 800-900 kg
- Robe
- Châtain unie
- Effectifs
- 179 vaches en 2001
Une histoire entre les vallées pyrénéennes
Son aire d’élevage traditionnelle allait du Haut Couserans, en Ariège, au col d’Aspin, dans les Hautes-Pyrénées. Une ressemblance évoquée avec l’Albère espagnole suggère qu’elle pourrait provenir d’un groupe bovin élevé des deux côtés des Pyrénées. Elle semble aussi avoir été présente dans les Pyrénées espagnoles entre le Val d’Aran et la Cerdagne. En 1888, André Sanson la classait comme une variété de ce qu’il nommait la « race des Alpes ». Vous pouvez relier l’apparition de types valléens au sein de la race à l’hétérogénéité de son aire géographique, qui couvre l’Ariège, le sud de la Haute-Garonne et déborde dans les Hautes-Pyrénées jusqu’à côtoyer la Lourdaise en vallée de Campan.
Des nuances de robe et des cornes en lyre
Selon l’animal, la couleur de la robe tire davantage vers le gris ou vers le brun. Ses muqueuses sont dépourvues de pigmentation. Ses cornes dessinent une lyre basse.
Une sauvegarde portée par de petits élevages
Les éleveurs locaux la conservent dans de petits troupeaux pour préserver ce patrimoine génétique. Le Conseil régional de Midi-Pyrénées a lancé un plan de conservation visant notamment à maîtriser la consanguinité. En 2006, 19 taureaux étaient disponibles pour l’insémination artificielle. L’effectif national atteignait environ 320 femelles en 2017, puis était estimé à 350 au début de 2019. L’Association nationale pour la race Casta a été créée en 2009. Le siège de cette association se trouve au parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.
Un patrimoine lié à l’élevage ariégeois
La valeur culturelle de la Casta tient à son lien avec le système d’élevage ariégeois d’autrefois. Cet intérêt patrimonial ne suffit pas à financer sa sauvegarde dans les élevages traditionnels sans un soutien spécifique.