
Carte d’identité
- Origine
- Plateau de l’Aubrac, sud du Massif central
- Taille
- Femelles : 1,20 m au garrot ; mâles : 1,40 m
- Poids
- Femelles : 550 à 650 kg ; mâles : 950 kg
- Robe
- Fauve unie
Une race façonnée au fil des siècles
Les populations bovines du Rouergue, des Causses et du Ségala ont progressivement été intégrées à l’Aubrac. Au XVIIIe siècle, les moines bénédictins d’Aubrac organisent la gestion de leur troupeau et en stabilisent certains caractères, constituant un premier socle de la race. La confiscation des biens de l’Église pendant la Révolution française interrompt le travail de sélection des moines. Fondée en 1840, la Société centrale d’agriculture de l’Aveyron défend la préservation de la race et organise une première sélection collective. Le herd-book Aubrac est créé en 1892, puis accueille ses premières inscriptions d’animaux en 1894.
Des détails pour la reconnaître
Les cornes dessinent une lyre et présentent une couleur blanche terminée par une pointe noire. Le mufle, le bord des paupières et les cils noirs sont entourés d’une auréole blanche. Chez les taureaux, l’encolure est plus sombre, tout comme les oreilles, le bas des pattes et la queue. Les oreilles, de taille moyenne et fines, portent une bordure de poils noirs. La queue est longue et fine, avec un toupet de crins noirs à son extrémité.
Le souvenir du travail et des burons
Autrefois, le lait de l’Aubrac était transformé en fourme dans les burons pendant l’estive. Dans le système pastoral adopté durant la seconde partie du XIXe siècle, les animaux passaient quatre mois en montagne sous la garde des buronniers. Pour tirer les charrettes en montagne, les éleveurs préféraient les vaches aux mâles. L’Aubrac a continué à travailler jusque dans les années 1960, la mécanisation progressant plus lentement dans le relief accidenté du Massif central.
Des effectifs suivis et une souche à préserver
Au début du XXe siècle, environ 320 000 animaux peuplaient le sud du Massif central, à l’apogée de la race. Les effectifs commencent à diminuer après 1945. La source indique un cheptel français d’environ 140 000 vaches mères, avec 35 000 vaches et 1 600 taureaux inscrits, sans dater ce bilan. Vous pouvez retenir que l’UPRA Aubrac gère la sélection de la race et regroupe tous les organismes intéressés par sa sélection, sa diffusion et sa promotion. Un programme de sauvegarde de la souche laitière, porté par des éleveurs laitiers avec l’aide du conservatoire du patrimoine biologique régional de Midi-Pyrénées, a été lancé en 1991.