
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Alpes suisses
- Aptitude
- Production laitière
- Robe
- Brun-gris uni
Une longue histoire alpine
L’origine exacte de la race reste incertaine et fait l’objet de plusieurs hypothèses. Dans l’est de la Suisse, les conditions des vallées et des alpages ont façonné la race pendant plus d’un millénaire. Au XVII siècle, l’abbaye d’Einsiedeln, dans le canton de Schwytz, a engagé une sélection rigoureuse des animaux et peut être considérée comme le berceau de la race. Les premières importations françaises remontent à 1788, en Seine-et-Oise et en Côte-d’Or. Le ministère de l’Agriculture a reconnu officiellement la Brune des Alpes comme race d’origine étrangère le 21 mars 1927.
Des détails pour la reconnaître
Le mufle se distingue par une teinte plus claire que le reste de la robe. Les cornes se terminent par une pointe noire. Ses muqueuses présentent une pigmentation foncée. Des poils blancs se trouvent à l’intérieur des oreilles. Les femelles mesurent 1,4 m au garrot pour 650 à 850 kg, contre 1,5 m et 1 000 kg pour les mâles.
Un lait tourné vers la fromagerie
La production moyenne indiquée pour la race atteint 7 800 kg de lait par lactation. Le lait présente un taux butyreux de 41 g/l et une teneur en protéines de 33,7 g/l. Le gène permettant de produire le variant B de la Kappa-caséine, favorable à la transformation fromagère, est présent chez 64 % des animaux. À partir de 1968, l’importation de semences américaines accompagne le choix d’une spécialisation progressive de la Brune dans la production laitière.
Des aptitudes au plein air
La Brune peut se satisfaire de pâturages pauvres. Elle est appréciée pour sa longévité, son endurance et ses qualités de marcheuse en montagne. Lors de son arrivée dans le Sud-Ouest de la France, elle était réputée pouvoir être fécondée dès 18 mois. Sa résistance à la chaleur lui permet aussi de s’adapter aux climats tropicaux et subtropicaux.
Les effectifs et la sélection
Les effectifs mondiaux sont estimés à environ 10 millions de têtes, dont 3 millions en Europe, en incluant les animaux hors schéma de sélection. Le cheptel français décrit compte environ 17 000 vaches, réparties entre le Nord-Est, le sud du Massif central et le nord des Pyrénées. En France, le nombre de vaches reproductrices brunes est passé de 96 500 en 1979 à 42 100 en 1988, puis à 23 400 en 2000. La base internationale de sélection rassemble environ 600 000 animaux.