
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Bretagne
- Statut
- Race disparue
Une histoire aux contours incertains
En 1898, le concours bovin régional d’Alençon distingue une race de Guingamp parmi les laitières françaises de petite et de moyenne taille, pures ou croisées. La dénomination « Brune de Guingamp » est toutefois absente des sources écrites évoquées. Une partie des renseignements vient d’un témoignage oral recueilli en 1995 auprès d’un agriculteur de Plouagat qui avait longtemps élevé cette race. Laurent Avon situe sa disparition dans les années 1960 et indique qu’un éleveur de Boqueho aurait alors détenu les derniers animaux.
Un ancrage autour de Guingamp
Son territoire semble avoir couvert une zone allant de Lannion à Saint-Brieuc, avec davantage d’animaux autour de Guingamp. Elle aurait autrefois connu le succès sur les terres pauvres de la Bretagne intérieure.
Une silhouette fine et des cornes relevées
Le corps présente une allure élancée, portée par des membres fins. Le fanon reste peu visible. Les hanches sont largement espacées et nettement saillantes. La queue ne dessine pas une forme de crosse. Les cornes, longues et fines, dessinent plutôt un croissant relevé qu’une lyre. Le pis est décrit comme peu développé.
Un pelage sombre et brillant
Le pelage est dense et brillant, avec des teintes allant du fauve au marron et jusqu’au noir. Certaines populations portent une robe entièrement noire. Les muqueuses sont le plus souvent sombres, plus rarement claires, et parfois bordées de poils clairs.
Une réputation laitière
La Brune de Guingamp était réputée produire davantage de lait que la Froment du Léon. Son lait était cependant décrit comme moins riche que celui de la Froment du Léon.