
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- Colombie
- Diffusion
- Nationale
Des origines sur la côte atlantique
La race vient du département de Córdoba, dans une région côtière donnant sur l’Atlantique. Elle appartient au groupe criollo colombien, issu de croisements entre bovins ibériques introduits en Amérique puis sélectionnés durant plusieurs siècles sous un climat tropical. Des croisements non encadrés avec des zébus ont accompagné une diminution rapide de la population CCC.
Une robe rouge et des cornes en lyre
La robe est unie, avec des tons rouges qui varient du froment à l’acajou selon l’animal. Des zones plus claires soulignent notamment le mufle, les yeux et le contour des oreilles. La tête fine présente un profil concave, des cornes minces en lyre et de petites oreilles ovales. Le dos est droit et musclé chez les mâles, tandis qu’il peut être légèrement creusé chez les femelles. L’arrière-train est étroit et la queue présente une attache en forme de crosse. Les membres fins et les onglons solides permettent la marche sur des terrains boueux.
Les repères de poids et de taille
Les vaches pèsent de 380 à 450 kg, contre 532 à 690 kg pour les taureaux. La taille des femelles se situe entre 123 et 129 cm.
Le lait et les observations en station
Une étude du centre de recherche a constaté qu’une traite sans le veau réduisait la quantité de lait et avançait le tarissement. Dans la station de recherche, la fertilité mesurée atteignait 75 %. Les observations en station situaient la première mise bas à 37 mois, avec un intervalle de 14 mois entre les naissances.
Une sauvegarde portée par la recherche publique
En 1936, le gouvernement colombien a financé un centre de préservation du bétail créole à Montería, dans la vallée du Río Sinú, en région de forêt tropicale sèche. Parmi les animaux achetés pour ce centre, 11 sujets à cornes ont constitué la base de la CCC. Depuis 1962, le troupeau est installé au centre de recherche Turipaná, qui dépend du ministère colombien de l’Agriculture. Les effectifs étaient de 770 animaux en 2018, après un minimum de 416 au changement de millénaire. La conservation de la race demeure dépendante de la station gouvernementale. Vous retiendrez que la préservation d’un noyau génétique reste importante, compte tenu du rôle de ces bovins en métissage.