
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- Amérique
- Poids
- Vaches : environ 450 kg
- Diffusion
- Régionale
Des ancêtres venus avec les Espagnols
Ses ancêtres sont les bovins que les Espagnols ont introduits en Amérique centrale à partir du XVe siècle. La race résulte de croisements entre le rameau blond et rouge et le rameau ibérique. L’élevage extensif de ce bétail a donné naissance à une population retournée à l’état sauvage, considérée comme autochtone dans de nombreuses régions. Son autre nom, criollo, signifie « autochtone » pour les Américains hispanophones.
Une présence dans plusieurs régions américaines
On trouve la Corriente dans le sud-est des États-Unis, notamment en Floride, en Louisiane et au Texas, ainsi qu’au Mexique, où elle porte les noms de criollo ou chinampo. Elle est également présente en Amérique du Sud sous le nom de criollo. Ses différences régionales reflètent les croisements et l’adaptation aux climats au fil de 500 ans.
Des robes variées et une silhouette fine
La robe n’a pas de motif fixé : elle peut être unie, mouchetée ou pie. Les couleurs vont d’un gris clair sale au noir, avec aussi du fauve, du rouge et du gris ardoise. Chez les taureaux, le garrot présente souvent une teinte plus sombre. Les muqueuses sont de couleur noire. Les cornes, bien développées, s’orientent vers l’avant ou vers le haut. Sa silhouette fine et anguleuse évoque celle d’une marcheuse.
Préserver les populations en race pure
Des croisements prolongés avec des races plus productives ont conduit la Corriente près de la disparition. Aux États-Unis, le livre généalogique a été établi en 1982. L’inscription au livre généalogique traduit la volonté de conserver une population en race pure. En Amérique du Sud, vous retrouvez la Corriente à la base de la population bovine, mais l’usage croissant de taureaux de race bouchère sélectionnée fait diminuer ses effectifs en race pure.