
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Slovénie
- Aptitude
- Production laitière
- Poids
- Vache : 470 kg ; taureau : 550 kg
- Taille
- Vache : 126 cm ; taureau : 136 cm
Une histoire liée aux Alpes slovènes
La race trouve son origine dans les régions alpines du nord-ouest de la Slovénie. Son histoire remonte à l’époque de l’Empire austro-hongrois. À cette époque, des bovins autochtones ont été croisés avec la pinzgauer autrichienne pour améliorer leur production laitière et leur conformation. Vers 1964, l’introduction de races étrangères, dont la Fleckvieh et la Braunvieh, a entraîné une forte diminution de la population de Cika. Le nom slovène « cikasto govedo » a ensuite été repris.
Une robe rouge marquée de blanc
La couleur de la robe va du rouge au brun châtain. Les grandes taches rouges couvrent les flancs, le bas des pattes et la tête, tandis que le ventre, la ligne du dos, le haut des pattes et la queue sont blancs. La tête est unicolore et le mufle, large, présente une couleur rose. Ses deux cornes sont fines et orientées vers le haut. Chez certains animaux, la bande blanche est plus étroite, peu visible ou même absente.
Des pâturages escarpés aux qualités maternelles
La Cika est habituée à pâturer dans des prairies alpines parfois escarpées, rocheuses et presque inaccessibles. Les vaches sont décrites comme ayant un instinct maternel très marqué. La race est également réputée pour sa longévité.
Du lait pour les produits laitiers
La production indiquée est d’environ 2500 kg de lait sur une lactation de 300 jours. Son lait sert notamment à fabriquer du fromage, du fromage blanc et du yaourt.
Une population reconstituée après le déclin
À la fin du XX siècle, les populations de Cika étaient considérées comme presque éteintes. Un petit groupe d’animaux a été retrouvé dans les montagnes slovènes au début des années 2000. Un programme de préservation a fait passer les effectifs de 850 en 2004 à 3 000 en 2013. En 2020, la population aurait atteint environ 5530 individus et était donnée comme croissante. En 2011, 736 éleveurs étaient enregistrés, la majorité ne détenant qu’un animal de cette race.