
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Charolais et Brionnais, en Bourgogne
- Taille
- 135 à 150 cm
- Poids
- Femelles : 700 à 1 100 kg
- Robe
- Blanche ou crème, unie
- Effectifs
- France : environ 1 850 000 individus en 2000
Une histoire liée aux bocages bourguignons
Les origines lointaines de la race restent mal connues et font l’objet de plusieurs légendes. Son nom vient de Charolles, près des bocages du Charolais et du Brionnais où sa présence est ancienne. Son territoire de développement est délimité par l’Arconce à l’est, la Loire à l’ouest, le Morvan au nord et les monts du Beaujolais au sud. Dans la première partie du XIXe siècle, des éleveurs venus du Charolais contribuent à étendre son élevage dans la Nièvre.
Une tête courte et des cornes blanches
Vous pouvez reconnaître la Charolaise à sa robe uniformément blanche ou crème, avec des poils mi-longs. Sa tête est relativement petite et courte, avec un front large, plat ou légèrement concave. Ses cornes sont blanches, allongées et de section ronde. Son encolure courte présente peu de fanon. Ses membres sont courts et présentent de bons aplombs.
Deux livres généalogiques réunis en 1920
Le livre généalogique des animaux de race charolaise améliorée dans la Nièvre, connue sous le nom de race nivernaise, est créé le 1 avril 1864. Un livre généalogique consacré à la race charolaise pure voit le jour à Charolles en 1887. Les deux livres généalogiques fusionnent en 1920 pour former le herd-book charolais. Au moment de cette fusion, le registre rassemble 269 élevages et 2 640 animaux. En 2007, environ 135 000 vaches sont inscrites au livre généalogique.
Une présence élargie, un attachement régional
Les effectifs passent de 400 000 animaux en 1864 à 1 100 000 en 1900. À la fin du XIXe siècle, la race s’installe durablement en Vendée et dans les Deux-Sèvres, dont les bocages et les sols ressemblent à ceux du Charolais. Dans les années 1970 et 1980, elle connaît une forte expansion en Bretagne, en Normandie et en Lorraine. Au début des années 1990, des Charolaises sont élevées dans 89 départements. La peintre animalière Rosa Bonheur a représenté des bovins charolais.