
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Brésil
- Statut
- Non menacée : FAO (2007), DAD-IS (2022)
Des origines européennes, une histoire brésilienne
Cette race tropicale a été constituée au Brésil à partir de races européennes. Ses ancêtres sont des bovins que les conquistadors ont amenés du Portugal au Brésil à partir de 1532. La race s’est formée dans le sud du Minas Gerais. Elle s’est ensuite diffusée dans l’État de São Paulo. Nicolas Athanassof en a donné une description dès 1911. L’Associação Brasileira de Criadores de Caracu a été fondée en 1916.
Une robe rouge et un gabarit documenté
La hauteur moyenne au garrot atteint 135 cm chez les vaches et 143 cm chez les taureaux. L’infobox anglophone indique un poids de 550 à 650 kg pour les femelles. Pour les mâles, cette même infobox donne un poids de 950 à 1200 kg. Le pelage est court, lisse et de couleur unie. La robe peut prendre toutes les nuances de rouge, avec des zones un peu plus claires sur le ventre, autour des yeux et du mufle. Les animaux portent généralement des cornes, mais certains en sont dépourvus.
Du déclin à la remontée des effectifs
Les croisements avec des zébus ou d’autres races bovines ont contribué à une forte baisse des effectifs pendant une grande partie du XXe siècle, jusqu’à frôler l’extinction. En 1976, l’Instituto de Zootecnia de Sertãozinho, dans l’État de São Paulo, a intégré le Caracu à son programme de recherche. L’association de race a repris son activité en 1980, après une période de sommeil commencée en 1960. La population est passée de 12 000 animaux en 1979 à environ 31 000 en 1994. En 2010, les effectifs dépassaient 85 000 animaux. Le total déclaré pour 2020 était légèrement supérieur à 162 000 animaux.