
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Aquitaine et Midi-Pyrénées, France
- Taille
- Grande
- Statut
- Race disparue
Des populations réunies sous un même nom
La race naît du rassemblement de populations blondes élevées sur les coteaux de la Garonne et de la basse Dordogne. Elle réunit notamment les animaux montalbanais, agenais et marmandais. Les populations de Créon-et-Castillon et de l’Entre-deux-Mers sont également intégrées à la Garonnaise.
Une silhouette massive et une robe froment
Son allure est massive. Ses membres sont puissants et musclés. La tête présente un profil rectiligne. Les cornes prennent fréquemment une forme dite en roue, en dessinant un croissant vers le bas. La robe froment peut présenter des nuances plus claires ou plus foncées. Les muqueuses sont de teinte claire.
Le regroupement des races après la guerre
Après la Seconde Guerre mondiale, un projet de regroupement des races bovines vise à simplifier le paysage agricole. Dans le sud-ouest, le projet prévoit de réunir la Garonnaise, la blonde des Pyrénées, la race du Quercy et la limousine. La fusion concerne finalement la Garonnaise, la blonde des Pyrénées et la race du Quercy. Mieux organisée, la Garonnaise absorbe dans les faits les deux autres races fusionnées.
Les effectifs au fil des recensements
Le dénombrement de 1908 fait état de 365 000 animaux. Les effectifs diminuent ensuite avec les croisements entre Garonnaise et limousine, qui aboutissent à la race du Quercy. En 1924, la population compte 200 000 animaux. Le dernier recensement, daté de 1958, mentionne 216 000 animaux ensuite intégrés à la blonde d’Aquitaine.
Une race appréciée pour le travail
La Garonnaise était réputée pour sa puissance de traction et sa docilité. Sa rusticité se manifestait par sa capacité à travailler sous le soleil d’été. Des bœufs garonnais étaient vendus à destination de Bordeaux pour travailler dans les vignes et aux abords du port.