
Carte d’identité
- Origine
- Angleterre, Gloucestershire
- Taille
- 125-135 cm au garrot
- Poids
- Vache : 500 kg ; taureau : 750 kg
- Diffusion
- Locale, race préservée
Des collines des Cotswolds à la vallée de la Severn
La race vient des collines des Cotswolds et de la vallée de la Severn. Sa présence dans le Gloucestershire est connue depuis le XIII siècle. Elle pourrait descendre de bovins du rameau celtique, croisés avec des bovins nordiques apportés par les Vikings. La renommée du fromage a accompagné l’augmentation des effectifs de la race. Au XVI siècle, Gloucester accueille un important marché consacré au fromage et au beurre.
Une robe sombre traversée de blanc
Le standard décrivait un corps acajou foncé, brun foncé ou brun-noir, avec la tête et les membres noirs, les taureaux étant généralement plus foncés que les vaches. Après 1972, les couleurs observées se sont diversifiées, du rouge clair au noir. Une bande blanche part du milieu du dos, rejoint la queue et l’écusson, puis suit le ventre jusqu’au poitrail. Ses cornes fines se terminent par une pointe noire et se recourbent souvent vers le haut. Les premiers livres généalogiques décrivaient notamment un nez romain et de grandes oreilles poilues.
Du lait pour les fromages locaux
Vous pouvez retenir que le lait très riche de la Gloucester a fait la réputation du double Gloucester, un fromage local aujourd’hui produit avec le lait d’autres races. Le renouveau de la race s’est accompagné de la redécouverte du Stinking Bishop, un fromage ancien élaboré majoritairement avec son lait. La Gloucester était aussi appréciée pour ses qualités maternelles dans l’élevage de ses veaux.
Une sauvegarde suivie dans le livre généalogique
En 1919, la création de la société d’élevage et l’ouverture du livre généalogique visent à arrêter les croisements, avec 130 animaux admis dans 14 élevages. En 1951, seules une cinquantaine de Gloucester pures subsistent dans deux troupeaux. Le livre généalogique rouvre en 1973 avec 70 animaux répartis sur 20 exploitations. Un logiciel créé en 1996 sert à répertorier les familles et à mieux gérer la consanguinité. En 2000, le registre de la race compte 700 têtes inscrites. En 2002, les inscriptions concernent 642 animaux, dont 24 taureaux.