
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- Andalousie, Espagne
- Statut
- Race menacée
- Diffusion
- Locale
Des origines encore discutées
La Pajuna pourrait provenir de la brune de l’Atlas, éventuellement croisée avec la retinta, ou descendre directement de l’aurochs. Après 1950, elle a fait l’objet de croisements répétés avec des races telles que la Retinta et la Murciana. Plusieurs lignées ont perdu une partie de leurs caractères primitifs. Certaines lignées conservent toutefois une forte ressemblance avec l’aurochs. La mécanisation de l’agriculture en Andalousie a contribué à la raréfaction de la race.
Une silhouette aux longues pattes
Les vaches mesurent 160 cm et pèsent 375 kg. Les femelles portent une robe brun rougeâtre, nettement plus claire que celle des mâles. Les taureaux sont brun foncé à noirs, avec une raie claire le long du dos. Les muqueuses sont foncées et le pourtour du naseau est gris. La tête est assez volumineuse et les pattes sont longues. Les cornes sont de couleur claire et pointent vers l’avant, particulièrement chez les taureaux.
Un recul suivi d’une remontée des effectifs
Les effectifs sont tombés de 321 animaux en 1990 à 100 en 2000. Les mesures de préservation ont permis de porter la population à 959 individus en 2009. Le catalogue officiel espagnol des races bovines accorde à la Pajuna une protection particulière en raison du déclin rapide de ses effectifs durant les années 1980 et 1990.