
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Cantabrie, Espagne
- Aptitude
- Production laitière
- Poids
- Vache : 335 kg ; taureau : 500 kg
- Robe
- Rouge
- Statut
- En danger selon DAD-IS, en 2020
Une histoire liée aux vallées du Pas
Au XIXe siècle, des éleveurs pasiegos ont rejoint les villes avec leurs vaches pour les approvisionner en lait, diffusant la race dans une grande partie de l’Espagne. Le recul de son élevage a commencé dans la seconde moitié du XIXe siècle avec l’arrivée de races plus productives, la brune et la holstein. Les croisements avec les bovins importés ont réduit ses effectifs au point que la race était considérée comme disparue vers 1940. En 2004, quelques troupeaux conformes au standard et sans signes de métissage ont été retrouvés dans la haute vallée du Río Pas.
Une silhouette fine et une robe nuancée
Les teintes de sa robe s’étendent du brun noisette à un rouge profond. Sa tête courte présente un front large et un profil droit. Ses petites cornes sont jaunâtres à la base et s’assombrissent vers les pointes. Ses membres longs et fins portent des articulations solides et des sabots durs.
Le lait et la vie en montagne
La race était réputée pour un lait riche en protéines et en matières grasses. Son lait sert à fabriquer des fromages locaux ou du beurre destiné notamment aux sobaos pasiegos et aux quesadas pasiegas. Son berceau se situe dans les Valles Pasiegos, au sud-est de la Cantabrie. Dans la transhumance traditionnelle de la cordillère Cantabrique, les vaches pâturaient les prairies des versants au printemps et en été, descendaient dans les champs récoltés des vallées en automne, puis passaient l’hiver à l’étable, nourries de foin et de farine de maïs. Des abris en pierre leur étaient accessibles toute l’année et possèdent aujourd’hui une valeur culturelle.
Une sauvegarde organisée par les éleveurs
Une association d’éleveurs de la race a été créée en 2006. La reconnaissance officielle de la Pasiega date de 2007. Un registre généalogique a été établi en 2009. L’étude génétique financée par le gouvernement cantabrique a montré une bonne homogénéité génétique des animaux. L’association gère la consanguinité et conserve de la semence de taureaux ainsi que des embryons congelés. Les effectifs rapportés étaient de 397 animaux, dont 262 vaches, en 2008, puis de 598 animaux, dont 403 vaches reproductrices et 7 taureaux, en 2018.