
Carte d’identité
- Espèce
- Race bovine française
- Origine
- Bretagne
- Taille
- Moyenne
- Aptitude
- Laitière
- Statut
- Disparue
Une histoire liée aux populations bovines bretonnes
La race était présente dans le nord du Finistère. Son territoire comprenait aussi les montagnes du centre de la Bretagne, notamment les monts d’Arrée et les Montagnes Noires. Ses liens avec la Bretonne pie noir et la Froment du Léon restent incertains : elle pourrait avoir été une variante de l’une de ces races ou une population intermédiaire entre les deux. À partir des années 1830, des taureaux anglais de race durham ont été introduits en France.
Une robe rouge et des cornes relevées
Sa robe était pie rouge. Au début du XXe siècle, le rouge aurait probablement occupé une place plus importante que les marques pies dans sa robe. Elle dépassait la Bretonne pie noir en taille. Ses muqueuses étaient de couleur rose. Elle possédait des cornes fines dessinant une lyre relevée. Dubois lui attribuait une certaine ressemblance avec l’Ayrshire britannique.
Des croisements au recul des effectifs
En Bretagne, l’emploi des taureaux durham a contribué à réduire les effectifs de la Pie rouge de Carhaix. Les croisements stabilisés impliquant ces taureaux, la Pie rouge de Carhaix et la Froment du Léon ont donné naissance à la race armoricaine. Au cours de ce recul, la population pie rouge a perdu son homogénéité. Les recensements sont passés d’environ 500 000 animaux en 1900 à moins de 10 000 avant la Seconde Guerre mondiale. La disparition de la race a été constatée pendant les Trente Glorieuses. Une politique interdisant l’emploi des taureaux de races à faible effectif, pour favoriser les grandes races productives, a contribué à sa disparition.