
Carte d’identité
- Origine
- Colombie
- Robe
- Rouge unie
- Gabarit
- Taille moyenne
Des origines espagnoles à la vallée du Sinú
Son nom associe « romo », qui renvoie en espagnol à l’absence de cornes, à la vallée du Río Sinú. Les premiers bovins introduits en Colombie venaient d’Espagne et débarquaient dans les ports de Carthagène et de Santa Marta. Ces bovins fondateurs appartenaient au rameau ibérique. Les races colombiennes actuelles se sont différenciées à partir de cette population au fil des siècles, selon les climats et les reliefs régionaux. Dans le département d’Antioquia, l’absence de cornes est devenue dominante, peut-être parce que les éleveurs privilégiaient des animaux moins risqués à manipuler. Une autre hypothèse évoque l’introduction de reproducteurs rouges sans cornes, comme ceux des races Red Poll ou Red Angus.
Des nuances de robe et un gabarit moyen
La couleur varie selon les individus, du froment clair au châtain sombre, avec aussi des tons fauves et roux. L’encolure présente des teintes plus foncées, particulièrement visibles chez les taureaux. Sous le pelage, la peau est de couleur claire. Les muqueuses ont une pigmentation sombre. La hauteur moyenne au garrot atteint 131 cm chez les mâles et 123 cm chez les femelles. Le poids indiqué est de 573 kg pour les mâles et de 423 kg pour les femelles.
Une réputation de docilité
La race est réputée docile. Elle se laisse facilement manipuler, avec un danger réduit grâce à l’absence de cornes.
Une population restée locale
La race est restée cantonnée à une implantation locale. Les effectifs rapportés passent de 3200 animaux en 1986 à 3400 animaux en 1991. Pour 1999, la population indiquée est de 2014 animaux.