
Carte d’identité
- Espèce
- Bos taurus
- Origine
- Pays de la Loire
- Taille
- Grand format
- Poids
- Femelle : 800 kg ; mâle : 1 300 kg en moyenne
- Statut
- Race préservée
Une histoire de populations locales et de croisements
La Saosnoise s’est constituée à partir de la percheronne et de la mancelle, avec des apports de durham, de normande et de Maine-Anjou. Son origine serait liée à la fusion de trois populations bovines. En 1939, les éleveurs ont créé une société consacrée à la race bovine du Saosnois et établi un standard. La Seconde Guerre mondiale a laissé cette première tentative sans suite. Une association destinée à promouvoir et à valoriser les animaux du Saosnois a vu le jour en 1997. La race est présentée comme ne disposant pas de livre généalogique.
Des robes variées et des cornes claires
La variante caille, également appelée caille-blond, porte des taches rouge-blond dont les contours sont parfois hachurés. La variante manceau présente une dominante rouge, des pattes et un ventre blancs, avec ou sans lunettes autour des yeux. La variante percheronne associe des membres colorés à de petites marques rouges et noires dans les zones blanches. La variante augeron se distingue par une robe blanche ponctuée de petites taches sur les flancs. La variante durham porte de petites taches réparties sur l’ensemble de la robe. Les cornes, blanches ou jaunes, pointent généralement vers l’avant, mais peuvent aussi être horizontales ou légèrement relevées.
Un programme pour conserver la race
La Saosnoise fait partie d’un programme de conservation depuis 1998. Le CRAPAL, conservatoire des races en Pays de la Loire, a repris ce programme. Le programme prévoit de retrouver les troupeaux existants et de recenser leurs animaux. La sélection des animaux les plus représentatifs de la race figure parmi ses objectifs. La diffusion des taureaux retenus passe par l’insémination artificielle. Le programme cherche aussi à faciliter les échanges d’information entre éleveurs.
Des effectifs limités et une reconnaissance officielle
En 2018, la France comptait moins de 1500 femelles reproductrices saosnoises. Le cheptel décrit comprend environ 900 vaches reproductrices, dont 50 % se reproduisent en race pure. Ce même décompte mentionne 31 taureaux, dont 31 % sont disponibles pour l’insémination artificielle. En 2018, le travail de préservation a abouti à une reconnaissance officielle, avec l’attribution du code race 88 par le ministère de l’Agriculture.