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Saosnoise : histoire, robes et sauvegarde

La Saosnoise doit son nom au Saosnois, dans le nord de la Sarthe, et possède un caractère doux. Vous pouvez observer plusieurs variantes de robe chez cette race bovine à faible effectif, qui bénéficie d’un programme de conservation.

Race bovineMis à jour le 10 octobre 2026
Saosnoise, figurine en faïence de FermeVallée

Carte d’identité

Espèce
Bos taurus
Origine
Pays de la Loire
Taille
Grand format
Poids
Femelle : 800 kg ; mâle : 1 300 kg en moyenne
Statut
Race préservée

Une histoire de populations locales et de croisements

La Saosnoise s’est constituée à partir de la percheronne et de la mancelle, avec des apports de durham, de normande et de Maine-Anjou. Son origine serait liée à la fusion de trois populations bovines. En 1939, les éleveurs ont créé une société consacrée à la race bovine du Saosnois et établi un standard. La Seconde Guerre mondiale a laissé cette première tentative sans suite. Une association destinée à promouvoir et à valoriser les animaux du Saosnois a vu le jour en 1997. La race est présentée comme ne disposant pas de livre généalogique.

Des robes variées et des cornes claires

La variante caille, également appelée caille-blond, porte des taches rouge-blond dont les contours sont parfois hachurés. La variante manceau présente une dominante rouge, des pattes et un ventre blancs, avec ou sans lunettes autour des yeux. La variante percheronne associe des membres colorés à de petites marques rouges et noires dans les zones blanches. La variante augeron se distingue par une robe blanche ponctuée de petites taches sur les flancs. La variante durham porte de petites taches réparties sur l’ensemble de la robe. Les cornes, blanches ou jaunes, pointent généralement vers l’avant, mais peuvent aussi être horizontales ou légèrement relevées.

Un programme pour conserver la race

La Saosnoise fait partie d’un programme de conservation depuis 1998. Le CRAPAL, conservatoire des races en Pays de la Loire, a repris ce programme. Le programme prévoit de retrouver les troupeaux existants et de recenser leurs animaux. La sélection des animaux les plus représentatifs de la race figure parmi ses objectifs. La diffusion des taureaux retenus passe par l’insémination artificielle. Le programme cherche aussi à faciliter les échanges d’information entre éleveurs.

Des effectifs limités et une reconnaissance officielle

En 2018, la France comptait moins de 1500 femelles reproductrices saosnoises. Le cheptel décrit comprend environ 900 vaches reproductrices, dont 50 % se reproduisent en race pure. Ce même décompte mentionne 31 taureaux, dont 31 % sont disponibles pour l’insémination artificielle. En 2018, le travail de préservation a abouti à une reconnaissance officielle, avec l’attribution du code race 88 par le ministère de l’Agriculture.

Quiz : Saosnoise

3 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.De quelle région la Saosnoise tire-t-elle son nom ?
  2. 2.Quelle description correspond à la variante augeron ?
  3. 3.Quel code race a été attribué à la Saosnoise en 2018 ?

Sources

Chaque fait de cette page reprend une phrase de ces pages, ouvertes et lues à la date indiquée, puis relue une seconde fois.