
Carte d’identité
- Espèce
- Bovins
- Origine
- Nord de l’Afrique
- Statut
- Rameau regroupant plusieurs races
Un nom et plusieurs hypothèses d’origine
Le nom sanga vient de l’oromo et se traduit par « taureau ». Une hypothèse fait remonter le rameau à des croisements anciens entre zébus et bovins à longues ou à courtes cornes d’Afrique de l’Est. Selon une autre hypothèse, des zébus auraient progressivement transmis leurs gènes au bétail local à longues cornes, donnant naissance au Sanga. Une troisième explication propose des croisements plus tardifs avec des zébus indo-pakistanais amenés par les Arabes dans la corne de l’Afrique, en Éthiopie et en Somalie. Des recherches en génétique moléculaire soutiennent cette dernière hypothèse en montrant une diffusion rapide des gènes de zébus dans les populations bovines locales.
Une histoire bouleversée par une épidémie
En 1887, des religieux italiens ont introduit en Érythrée du bétail italien pour accroître la productivité des bovins locaux. Cette introduction de bovins s’est accompagnée de l’arrivée de la peste bovine. L’épidémie a décimé les troupeaux dans toute l’Afrique centrale. Le repeuplement avec des zébus de la péninsule indienne a profondément transformé le bétail local, désormais désigné dans ces régions comme le rameau zenga.
Des bovins adaptés aux savanes
L’adaptation du Sanga aux savanes africaines a favorisé son élevage du Soudan à l’Afrique du Sud. Les races sanga se trouvent aujourd’hui surtout en Afrique australe et est-saharienne, dans des régions épargnées par l’épidémie de peste bovine. Ces bovins peuvent prospérer dans des conditions où le bétail européen perd du poids.
Sélection et préservation des races
En Afrique australe, les croisements ont représenté pendant un temps une menace pour les races sanga. Les Britanniques ont introduit tôt leur propre bétail en Afrique australe pour y reproduire leur mode de vie européen. Les Afrikaners ont été les premiers à sélectionner les bovins autochtones afin d’en augmenter la productivité. Des programmes actuels de sélection cherchent à améliorer la productivité propre aux races sanga. D’autres programmes croisent ces races avec des bovins européens pour obtenir des individus F1 très productifs. Les races les plus menacées bénéficient de programmes de préservation.