
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Norvège
- Aptitude
- Production laitière
- Taille
- Vache : 120 cm ; taureau : 140 cm
- Poids
- Vache : 450 kg ; taureau : 700 kg
Des montagnes norvégiennes au livre généalogique
Originaire des montagnes du sud-est de la Norvège, la race doit son nom au comté de Telemark. Elle a été décrite pour la première fois comme une race en 1856, lors d’une exposition bovine à Kviteseid. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, sa diffusion vers une grande partie de l’est et du sud de la Norvège a bénéficié d’un soutien officiel. Une association consacrée à la race a été créée en 1895. L’ouverture de son livre généalogique remonte à 1926. Dans les années 1960, des mâles de la race pie rouge de Norvège ont été employés dans son élevage.
Une robe rouge marquée de blanc
Sur sa robe pie rouge, une bande blanche suit la ligne du dos, la queue et le ventre. De fines mouchetures parsèment les flancs. Les cornes dessinent une lyre haute. Les muqueuses sont de couleur rouge. La face présente habituellement un mélange de couleurs.
Du lait et des pâturages variés
La Télémark produit un lait décrit comme riche. L’agronome Johan Lindeqvist avait observé qu’elle pâturait bien dans les zones de fjords, de forêts et de montagnes.
Des effectifs suivis et une réserve de semence
En 2001, après une période de risque de disparition, l’effectif comptait 620 femelles, dont 500 inscrites au registre, et 60 mâles. Le bilan de 2001 indiquait que 95 % des femelles se reproduisaient en race pure. En 1995, la conservation de la race reposait notamment sur 27 000 paillettes de semence congelées provenant de 44 taureaux. En 2006, la Norvège comptait 400 animaux de cette race. La FAO en 2007 et DAD-IS en 2024 la classent dans la catégorie « en danger, maintenue », dite « endangered-maintained ». Une réserve conserve la semence de plus de cinquante taureaux et reçoit chaque année celle de quatre nouveaux taureaux.