
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Franche-Comté
- Aptitude
- Travail
- Taille
- Grande
- Statut
- Race disparue
Des croisements à la disparition
À partir des années 1850, la Tourache a été croisée avec des taureaux suisses de races bernoise ou simmental. Avec la fémeline, ces croisements ont contribué aux débuts de la future race montbéliarde. La race était déjà en voie de disparition lorsque les agronomes ont commencé à l’étudier. Les derniers animaux semblent avoir disparu à l’époque de la Première Guerre mondiale. Dubois rattache le nom de la Tourache au mot « taureau », en raison de son allure masculine. L’appellation « bœuf comtois » désignait une provenance géographique, sans distinguer la Tourache de la fémeline.
Une robe sombre et des cornes recourbées
La Tourache portait une robe pie dont le rouge était sombre. Le blanc occupait une place réduite, limitée au ventre, aux pattes et à la tête. Sa silhouette trapue associait des membres puissants à une encolure musclée. Ses longues cornes s’écartaient et se tordaient vers l’avant et le bas, avant de revenir vers le haut et l’arrière à leurs pointes.
Du travail forestier aux champs
La traction était son principal usage, notamment pour le débardage du bois. Ses bœufs étaient vendus sous le nom de « bœuf comtois » en Champagne et en Lorraine, et surtout dans le Nord. Dans le nord de la France, les bœufs travaillaient dans les champs de betteraves et de céréales. La richesse du lait était appréciée pour la fabrication de fromages, notamment aux débuts du comté.