
Carte d’identité
- Espèce
- Race bovine
- Origine
- Val d’Hérens, Valais, Suisse
- Taille
- Moyenne
- Diffusion
- Internationale, avec de petits effectifs
Une longue histoire en Valais
Un fragment de crâne découvert à Sion-Saint-Guérin atteste la présence de ses ancêtres en Valais vers 3000 av. J.-C. Mentionnée dans les listes de concours en 1859 sous le nom de race d’Evolène, elle prend le nom de race d’Hérens dès 1861. Ses effectifs, autrefois très nombreux en Valais, ont fortement chuté dans les années 1950 avec le départ des éleveurs lié à l’exode rural.
Une silhouette courte et trapue
Sa robe unie peut être noire, rouge foncé ou châtain. Sa tête courte et large porte un chignon légèrement plus clair. Ses cornes dessinent une forme de guidon de vélo et se terminent par des pointes noires. Ses membres courts lui donnent une allure très trapue.
La douceur et les rapports de dominance
Entre les combats, les éleveurs apprécient le tempérament doux de leurs vaches. Son tempérament grégaire favorise la cohésion des grands troupeaux et facilite leur conduite sur les pâturages d’altitude. La race manifeste aussi un tempérament vif et belliqueux, avec des rituels de dominance marqués. Les vaches se confrontent naturellement lors de la mise à l’herbe, de la montée à l’alpage ou de la réunion de deux troupeaux.
Le lait et la vie à l’alpage
Son lait est riche en protéines. La production de 3 000 kg de lait est présentée comme un maximum, les éleveurs cherchant à préserver les qualités combatives de leurs animaux. Dans une ferme pilote de Vétroz, en Valais, la partie du troupeau consacrée au lait produit en moyenne 15 litres par jour. À l’alpage, l’été est consacré à la production laitière et à l’élevage des veaux. Sa rusticité et ses qualités de marcheuse lui permettent de se déplacer aisément sur les terrains difficiles.
Une sauvegarde liée aux combats de reines
La survie de la race repose en grande partie sur les combats traditionnels de reines et sur l’attachement de ses éleveurs. Le troupeau suisse est donné pour environ 6 200 têtes, dont 5 400 vaches et 181 taureaux inscrits au livre généalogique. Pour les Alpes françaises, les chiffres cités évoquent à peine 350 vaches en 2005 et 11 taureaux dans la région de Chamonix, au pied du Mont Blanc.