
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin domestique, Bos taurus indicus
- Origine
- Péninsule indienne
- Robe
- Couleurs variées, surtout rouge et gris clair
Une domestication dans la péninsule indienne
Le nom zébu vient du tibétain « zeba », un mot qui signifie « bosse ». Sa domestication a commencé à Mehrgarh il y a 8 500 à 6 000 ans. Depuis ce foyer de domestication, le zébu s’est répandu dans toute la péninsule indienne. Une nouvelle arrivée de zébus en Afrique remonte aux années 1880. Vous apprenez qu’une importation massive depuis l’Inde a été réalisée pour rendre aux populations locales leur moyen de subsistance après que la peste bovine a décimé le cheptel local.
Une bosse et une peau caractéristiques
Sous le pelage, sa peau est noire et riche en mélanine. La peau ample, particulièrement lâche sous le cou, offre une surface qui favorise les échanges thermiques. La bosse graisseuse surélève le garrot, surtout chez les mâles, et peut être petite ou volumineuse, droite ou retombante selon la race. Cette bosse sert de réserve calorique pendant les disettes et son volume augmente en saison humide puis diminue en saison sèche.
Des adaptations à la chaleur
Son poil généralement clair l’aide à supporter la chaleur. Le zébu peut faire vibrer sa peau pour chasser les mouches et les taons. Arrivé en Afrique, il s’est adapté à l’assèchement progressif d’une partie du continent.
Des troupeaux présents sur plusieurs continents
L’élevage du zébu s’est développé au Brésil, aux États-Unis, en Amérique centrale et en Australie. Chez des peuples africains pratiquant le nomadisme et le pastoralisme, notamment les Massaïs et les Peuls, la taille des troupeaux contribue au prestige des familles. Dans ces élevages, la faible production laitière par animal est compensée par une traite répartie en rotation entre les femelles. En Afrique, vous distinguez difficilement le bovin eurasiatique du zébu, tant les métissages entre les deux branches ont été importants et répétés.