
Carte d’identité
- Espèce
- Prunus domestica
- Fruit
- Prune d’ente
Une histoire liée à Clairac
Vous apprenez dans l’étude historique réalisée en 1991 par Hubert Caillavet que la prune d’ente aurait été introduite d’Orient à l’époque des Croisades. D’après ce même récit, vous apprenez que la prune d’ente fut d’abord multipliée dans les vergers du monastère bénédictin de Clairac, en Lot-et-Garonne. Les moines auraient probablement été les premiers à faire sécher cette prune. Le nom ancien « Robe de Sergent » faisait référence à la couleur de l’habit des sergents de police avant la Révolution de 1789. L’appellation « d’ente » semble apparaître pour la première fois en 1846, en référence au verbe ancien « enter », qui signifie greffer.
Observer le fruit et l’arbre
Le fruit mesure 43 × 34 mm, présente une forme oblongue et une peau rouge foncé noirâtre couverte d’une pruine abondante. Le noyau est aplati, avec une pointe à chacune de ses extrémités. Vous pouvez retenir que le rameau rouge est décrit comme brun foncé et dépourvu de poils. Les feuilles mesurent 92 × 55 mm et dessinent une ellipse allongée aux bords crénelés. Le pétiole de 17 mm porte généralement deux petits nectaires jaune verdâtre de 0,75 mm, à la jonction avec le limbe. La fleur possède une corolle de 27 mm de diamètre composée de 5 pétales, ainsi que 30 étamines et un pistil légèrement plus long que celles-ci.
De la plantation au séchage
Sa culture demande un suivi attentif comprenant la taille, l’irrigation, la fumure, le paillage du sol et des traitements phytosanitaires. Les plantations sont disposées en carré ou en quinconce, avec six à sept mètres entre les arbres. Après séchage, la prune prend le nom de pruneau d’ente. Le procédé décrit fait passer les fruits dans un tunnel de dessiccation à 70-80 °C pendant 20 à 24 heures.