
Carte d’identité
- Énergie
- Hydraulique
- Parties
- Roue à aubes ou à augets
- Transmission
- Engrenages ou courroies
Du cours d’eau aux mécanismes
L’eau qui s’écoule sous l’effet de la gravité fait tourner la roue, laquelle entraîne les mécanismes du moulin. Une partie de l’eau est généralement dérivée dans un canal appelé bief, où l’abée permet de régler le débit et où une hauteur de chute suffisante est obtenue. En amont du moulin, un barrage ou un seuil pourvu d’un déversoir maintient l’eau à une hauteur suffisante. Après la roue ou la turbine, l’eau rejoint un canal d’évacuation qui peut aussi alimenter une autre roue, une autre turbine ou un autre moulin.
Des roues adaptées à l’arrivée de l’eau
La roue à aubes est le plus souvent disposée verticalement autour d’un axe horizontal. Une roue par-dessous tourne sous la seule poussée du courant, dont la vitesse détermine son fonctionnement. Les moulins à rodet possèdent une roue horizontale qui tourne autour d’un axe vertical. Une roue à augets demande moins de débit qu’une roue à aubes, mais la hauteur de sa chute doit au moins égaler le diamètre de la roue.
Des usages au-delà de la farine
La force de l’eau servait à extraire l’huile de graines ou de fruits oléagineux, notamment du colza et des noix. Les scieries hydrauliques employaient cette énergie dans le travail du bois. Dans le textile, les moteurs hydrauliques entraînaient notamment des foulons et des métiers à tisser. Du XIIIe au XVIIIe siècle, les moulins à papier actionnaient des pilons à pointes pour transformer des chiffons détrempés en pâte à papier.
Des vestiges anciens aux nouveaux moteurs
Les vestiges de moulins à eau les plus anciens connus se trouvent à l’est de la Méditerranée et au Proche-Orient. Vitruve est l’auteur de la première description technique connue d’un moulin à eau. Le moteur hydraulique a progressivement cédé la place à la machine à vapeur, puis au moteur électrique.
Le droit d’eau en France
En France, le droit d’eau des moulins est le seul droit féodal demeuré en usage après la Révolution française. Ce droit autorise les moulins existant avant 1789 à tirer de l’énergie de la force de l’eau, y compris sous forme d’électricité. Les moulins plus récents peuvent également prétendre à ce droit s’ils justifient d’un règlement d’eau définissant leurs conditions de fonctionnement. La politique de suppression des retenues vise à rétablir la continuité écologique, en facilitant la remontée des poissons migrateurs et le transport des alluvions vers l’aval.